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Nicolas Tackian & Stéphane Miquel, scénaristes, un duo de choc ;o)
Interview réalisée par Isa mars 2005.
Les albums de Nicolas Tackian
Les albums de Stéphane Miquel


Nicolas Tackian et Stéphane Miquel en dédicace, Angoulême 2005
Sceneario.com : Commençons par une petite présentation ;o)

Stéphane Miquel :
J’ai 35 ans, j’ai commencé dans la presse comme journaliste, notamment dans des magazines de voyage. Il y a environ dix ans j’ai rencontré Nicolas. A partir de là, il m’a proposé de faire de la bande dessinée et j’ai dit oui.


Sceneario.com : Tu n’avais jamais songé à faire de la bande dessinée avant ?

Stéphane Miquel :
Non, je n’avais jamais songé à être scénariste de BD. Nicolas en avait envie, nous partagions bien nos univers et nos idées. Pour moi, l’occasion a fait le larron !

Nicolas Tackian : Hé bien moi j’ai 31 ans, j’ai commencé comme journaliste presse écrite. J’avais envie de raconter des histoires et la BD était l’un des supports vers lequel je souhaitais m’orienter. J’ai mis un certain temps à réussir à signer un album. Dès que ça a marché j’en ai parlé à Stéphane, on s’est mis ensemble sur les projets suivants et ça s’est bien enchaîné.


Sceneario.com : Qu’est-ce qui a fait que cette co-scénarisation a bien fonctionné ?

Stéphane Miquel :
On s’entendait bien et on avait envie de s’amuser ensemble.

L’univers de Nicolas, c’était plutôt SF et fantaisie, moi, plutôt réaliste et polar. On a décidé de mettre tout ça en commun.

Nicolas Tackian : On s’est rendu compte qu’on était complémentaires. D’ailleurs, dans le cas contraire, je pense que nous n’aurions pas pu bosser ensemble. Nous aurions plutôt été en compétition. Là, il y a un enrichissement mutuel qui nous donne envie d’aller de l’avant.

Stéphane Miquel : Peut-être que le jour où nous n’aurons plus ce sentiment, tout s’arrêtera ? Mais tant que c’est enrichissant, tu continues.


Sceneario.com : Donc vous aviez chacun des univers de prédilection sans pour autant être exclusifs.

Stéphane Miquel :
Exactement.

Nicolas Tackian : Je pense qu’aussi ce qui nous rassemblait, c’est d’avoir envie de raconter des histoires. Il y a tout de même un côté conteur dans le métier de scénariste !

Sceneario.com : Comment avez-vous choisi les sujets très diversifiés sur lesquels vous avez travaillé ?

Nicolas Tackian :
On a chacun des thématiques que l’on a envie d’aborder, des profils psychologiques que l’on veut développer au travers de personnages.
De ces personnages et ces envies naissent des histoires que l’on met ensuite en commun et que l’on développe chacun.

Stéphane Miquel : Ce qui fait qu’il y a peu de points communs entre Les insurgés d’Edaleth et L’anatomiste.
On aime bien les histoires axées sur la psychologie des personnages et des rapports humains. Cela prime sur le divertissement pure ou l’action.

Nicolas Tackian : Et puis ça dépend des albums. Là on travaille sur six séries en même temps avec des dessinateurs complètement différents. Chaque série a été créée de manière particulière.
Par exemple les insurgés sont nés grâce à Alain Brion ! On a cherché à connaître ses contraintes techniques, ce qu’il avait envie de faire. Il se trouve qu’il souhaitait faire de la SF, nous aussi…

L'anatomiste, Marie / Madame Knox
Sceneario.com : Prenons le cas de L’anatomiste, il y a plusieurs niveaux de lecture. Quelles étaient vos intentions en racontant cette histoire ?

Nicolas Tackian :
Alors L’anatomiste, c’est d’abord Steph qui a eu envie de la raconter. C’est une histoire qui est inspirée d’un fait historique réel.

Stéphane Miquel : Le point de départ de L’anatomiste est une histoire vraie.
Au XIXe siècle, il existait effectivement des résurrectionnistes, des gens qui déterraient des cadavres. Deux d’entre eux, en Ecosse, ne se sont plus contentés de déterrer les cadavres mais se sont mis à assassiner des gens pour les vendre à un médecin.
C’est ce fait-divers que Stevenson a repris dans sa nouvelle intitulée Les pourvoyeurs de cadavres. Cette même nouvelle a inspiré deux ou trois adaptations cinématographiques.
J’avais lu la nouvelle de Stevenson, il y a très longtemps. Elle m’avait fasciné, comme tout Stevenson, et comme beaucoup d’écrivains « fantastiques » de cette période là.
Il s’agissait donc de réinventer complètement une histoire sur cette trame, en y plaçant des thèmes personnels : la fraternité, le double, l’illusion du pouvoir, la fascination pour le sang, etc.
Le thème du double est présent dans tout l’album, c’est celui qui nous intéressait le plus. Tout est vraiment lié à ça, dans L’anatomiste.

Nicolas Tackian : L’anatomiste possède une fin ouverte. On n’a pas vraiment donné beaucoup d’explications, on voulait que le lecteur s’imagine aussi la fin qui lui convenait le mieux.


L'anatomiste extrait
Stéphane Miquel : C’est un processus qui évolue au fur et à mesure de l’histoire. Il y a une intention de départ et puis… En l’occurrence sur L’anatomiste, elle était fixée de manière plus ferme que sur d’autres projets qui sont des séries en plusieurs tomes où l’on se laisse la liberté d’évoluer.
L’anatomiste devait être bouclé en 78 planches, il fallait vraiment que l’on soit minuté au niveau du timing de l’histoire. Donc on avait déjà bouclé beaucoup de choses, sur le découpage, les thématiques, les caractères, etc. Mais tout en ayant bouclé le séquencié on a quand même fait évolué l’histoire en fonction de ce qu’on sentait en l’écrivant. Et aussi en fonction du dessin de Loïc qui exprimait bien certaines choses.

Nicolas Tackian : Ca varie en fait. Tu as une intention globale, tu sais où tu vas. Mais ensuite, tu te rends compte que ton dessinateur aussi tend vers quelque chose vers lequel tu essais de converger.


Sceneario.com : Comment vous êtes-vous rencontrés avec Loïc ?

Nicolas Tackian :
Par voie d’annonce sur internet.

Stéphane Miquel : On a vu son dessin, on a trouvé ça intéressant. Au même moment, on avait des discussions avec Jean Wacquet, directeur éditorial de Soleil. Il adore Stevenson, lui aussi. On se disait que l’on aurait aimé écrire une histoire dans cet esprit là. Quand on lui a montré le travail de Loïc, il n’a pas eu d’hésitations. Les choses sont allées très vite. On avait trouvé le mec qui pouvait raconter cette histoire qui nous tenait à cœur.


L'anatomiste extrait
Sceneario.com : Le graphisme est effectivement très particulier. Il correspond tout à fait à l’ambiance glauque …

Stéphane Miquel :
Oui, L’anatomiste est sordide. Et Edaleth est tordu. La vie est ignooooooooble.

Nicolas Tackian : Et puis on a d’autres séries comme celle que l’on fait avec Mike Ratera (Bad Legion) qui sera aussi très différente. Pour nous c’est plus intéressant de varier, de ne pas se laisser enfermer dans un genre.

Stéphane Miquel : Le but c’est d’arriver à créer de l’émotion.


Sceneario.com : Dans la variété de tous ces scénarios que vous avez conçu, n’y a-t-il pas une certaine unité dans votre façon de traiter les histoires ?

Nicolas Tackian : Quelque soit le métier, il y a toujours une technique de travail. C’est la technique qui fait le lien entre toutes nos histoires. Le travail sur les personnages, la dramaturgie, le rythme … Le travail du scénariste quoi.

Sceneario.com : Quelle était votre expérience quand vous vous êtes lancés dans le métier de scénariste.

Nicolas Tackian :
Il y a cinq ans on devait faire l’adaptation de Lanfeust de Troy en jeu vidéo. On avait conçu le scénario du jeu. Cela ne s’est pas concrétisé pour des histoires de budget. On a alors créé notre propre société et c’est à partir de là que tout est arrivé en même temps. On a travaillé encore plus en commun.


Sceneario.com : Comment parvenez-vous à trouver du temps pour tout ça ?

Stéphane Miquel :
La bande dessinée ne nous prend que 50% de notre temps environ.

Nicolas Tackian : C’est un travail qui est très condensé au début. Tu commences par développer l’histoire, lui donner les premières formes. Une fois que le projet est concrétisé on le bosse avec le dessinateur pendant un mois un mois et demi pour que cela tienne la route.
Ensuite, le rythme est assez lent. Le dessinateur fait environ cinq planches par mois, tu ne peux pas prendre une avance énorme.
Au début on n’écrivait pas tout l’album découpé. On se laissait le loisir de le découper au fur et à mesure de l’avancée du projet.
Aujourd’hui, pour des raisons pratiques du fait que l’on a plusieurs séries en parallèle, on prévoit tout le découpage avant de donner l’album au dessinateur. Mais on revient dessus et on le retransforme au fur et à mesure.
Donc ce travail est au début assez concentré, puis nous laisse le temps de faire autre chose.
Le dessinateur de toute manière mettra un an à faire son album.

Stéphane Miquel : De plus, le fait de bosser à deux permet d’aller plus vite.


Sceneario.com : Vos scénarios semblent vraiment bien réfléchis. Quelle liberté reste-t-il au dessinateur d’intervenir, de participer ?

Stéphane Miquel :
Aucune (rires).

Nicolas Tackian : En réalité il y a une phase avant le début de la production où il y a un échange avec le dessinateur sur le sujet.
En gros on lui présente l’histoire et on voit ce qui lui convient, ce qu’il a envie de faire. Il commence par faire ses remarques. On retravaille le scénario en en tenant compte.
Après pendant le processus de fabrication de la BD, page par page il y a un échange constant sur le découpage, rien n’est fermé rien n’est cloisonné.
Sur le plan de l’histoire, il y a des bornes importantes à respecter. Mais tout se discute.
Cependant le plus gros se fait au début …


Sceneario.com : Prenons l’exemple de votre travail avec Mike sur Bad Legion ?

Stéphane Miquel :
Avec Mike, on a un échange sur toutes les planches. Il n’est pas trop intervenu sur le fond même de l’histoire ou sur les personnages.


Les insurgés d'Edaleth extraits (Alain Brion)
Nicolas Tackian : Il avait l’air assez emballé dès le début.

Stéphane Miquel : Il intervient beaucoup sur le rythme. On lui propose un découpage qu’il peut réadapter en fonction de la situation. On le laisse très, très libre de tout ça. C’est sa vision des cadrages qui prime.

Nicolas Tackian : D’ailleurs on ne contrôle rien. Quand les planches arrivent on ne regarde pas le découpage pour vérifier s’il a fait ce que l’on a dit. Si la planche marche, c’est ce qui compte.


Sceneario.com : Vous avez tenu compte des thèmes de prédilection de Mike pour raconter l’histoire ? L’aspect guerrier, romain, grec, architectural …

Nicolas Tackian :
Ca c’est autre chose. On en a parlé un peu au début. Bad Legion est un mix de tout ça. Il n’est pas dit que par la suite on ne fasse pas quelque chose qui soit encore plus proche de ce que Mike a envie de faire dans le scénario.

Stéphane Miquel : Nous aussi, nous savons nous adapter à l’envie réelle du dessinateur. Avec Alain Brion, nous nous sommes dit : « Entrons dans son univers, créons une histoire qui correspond à ses envies, et à sa technique. ».

Nicolas Tackian : Puis on se rend compte aussi au fur et à mesure que l’album se fabrique que le dessinateur est à l’aise dans certains types de plans. On en tient compte ensuite dans notre découpage.



Bad Legion extrait (Mike Ratera)

Sceneario.com : Comment avez-vous rencontré Mike ?

Stéphane Miquel :
C’est Jean Wacquet qui nous l’a présenté. Mike, on ne l’a vu qu’une fois, en fait. Il habite Barcelone et toute la correspondance se fait par mail.
On travaille en ce moment avec un japonais et un québécois que l’on n’a pas vus non plus.
Finalement, il n’y a qu’avec les Français que l’on peut se voir autour d’un verre. Et encore…. On voit Alain Brion, très souvent, il habite Paris. Loïc plus épisodiquement. Et Ludolullabi, dessinateur du Kookaburra Universe T5, jamais !


Sceneario.com : C’est sympa cette manière de rayonner dans tous les sens !

Stéphane Miquel :
C'est notre volonté de départ : ne pas se cantonner à un seul style de peur, à un moment, de se scléroser. On ne veut pas s’emmerder, ni être des machines à faire tomber des pages.

Nicolas Tackian : C’est ce qui nous plait de pouvoir aller à gauche, à droite. Faire L’anatomiste, Kookaburra, … aller partout.

Stéphane Miquel : On n’a aucune prétention, si ce n’est de prendre du plaisir. On est débutants ! On a encore plein de choses à apprendre, à découvrir. Il y a des choses que l’on n’a pas nécessairement réussies dans L’anatomiste ou dans Edaleth.

Nicolas Tackian : Ca permet de renouveler les envies aussi. De ne pas se cloisonner dans un secteur. Là c’est toujours intéressant de se dire : tiens aujourd’hui je vais travailler sur un polar, demain je travaille sur une série de SF, etc.


Lilian Cortez (Ludolullabi)
Stéphane Miquel : Nous serons probablement dans la redite au niveau des thématiques, parce que certaines sont plus obsessionnelles que d’autres. Mais quand tu changes d’univers, la thématique passe comme en sous-couche de l’histoire.


Sceneario.com : Parlons de vos sources d’inspirations.

Nicolas Tackian : J’ai lu beaucoup de BD quand j’étais plus jeune. On va dire entre 14 et 20 ans.
Depuis que je commence à en faire j’en lis très peu et dans des secteurs qui ne sont pas traditionnels.
Mais celles qui m’ont vraiment marqué sont celles que j’ai lu quand j’étais ado. Ce sont des grands classiques, La quête de l’oiseau du temps, Les passagers du vent, Le cycle de Cyan, Valerian, Philemon… que des BD aventure, imaginaire, beaucoup d’imaginaire en fait.
Maintenant il y a des auteurs comme Alan Moore et Franck Miller que j’ai découvert plus tard. Là j’ai été marqué par le côté technique de la narration.
Et puis dernièrement je me plonge dans le Manga japonais et ses auteurs … c’est la claque !

Stéphane Miquel : Je n’ai pas une grosse culture BD. Je lisais surtout Astérix et Tintin, c’était déjà très bien ! Et puis évidemment, quelques autres incontournables : Gotlib, Pratt, Bourgeon… Bref, une culture BD très classique, rien d’aventureux !
Depuis quelques années, je découvre d’autres auteurs : Alan Moore, Franck Miller, Neil Gaiman, Daniel Clowes, Winschluss, Cizo, Taniguchi, etc.. . Je pars dans tous les sens !
Ceux qui m’ont vraiment influencé, ce sont davantage des écrivains.


Nicolas Tackian : Mais bon, le cinéma a aussi une grande part d’influence. Le plus souvent on essaie de tendre vers ça. La force de l’image et la manière de choisir une valeur de plan, un cadrage, un rythme dans le découpage, l’influence que ça a sur les émotions, … c’est quelque chose qui nous intéresse et que l’on travaille véritablement.
Faire un montage de film, c’est un peu comme découper une BD.

Stéphane Miquel : L’aspect narratif, c’est-à-dire comment raconter une histoire, nous amuse beaucoup. Et pour ça, tu peux chercher des influences partout.

Nicolas Tackian : C’est aspect du travail qui est de choisir la meilleure solution visuelle pour exprimer quelque chose. C’est aussi la valeur ajoutée d’un scénariste. Ca fait partie du métier, en plus d’avoir des trucs à raconter la forme et la manière dont tu les racontes c’est ça le métier de scénariste.
Au fur et à mesure que tu l’expérimentes, que tu explores des thèmes ça enrichie tes envies de faire des choses. Tu peux très bien te dire, tiens on va faire une série non pas parce que l’on a une histoire mais parce que l’on a une idée de narration. Après on trouve l’histoire qui se prête bien à la narration.


Sceneario.com : Vous faites un gros travail de recherche sur la manière dont le lecteur peut réagir à ces choix narratifs ?

Nicolas Tackian :
Il y a un travail d’observation.

Stéphane Miquel : C’est là-dessus que l’on peut progresser. Cet aspect narratif est ouvert sans arrêt, il faut sans arrêt le travailler.


Sceneario.com : Vous avez une actualité cinématographique ?

Nicolas Tackian :
Un court métrage que l’on a réalisé il y a un an qui s’appelle La cave vient d’être primé au festival Premiers regards (rires).


Monster Quest (Olivier Fagnere)
Stéphane Miquel : On se marre parce qu’au cinéma, on est vraiment tout, tout petits.

Nicolas Tackian : Comme dans la BD quoi ! On est aussi sur un projet de long métrage que l’on a envie de mener jusqu’au bout… mais ça c’est une autre histoire.


Sceneario.com : Quels sont vos autres projets ?

Nicolas Tackian :
On vient de terminer un Kookaburra universe (tome 5) qui va sortir en mai, le tome 2 d’Edaleth, Bad legion avec Mike.

Stéphane Miquel : On prépare un thriller politique (Black Bank avec Clément Sauve au dessin). On met en place aussi d’autres séries d’anticipation (West End avec Loïc Godart).

Nicolas Tackian : On prépare également un space opéra avec Ludolullaby (Lilian Cortez) et j’ai une série d’heroïc comedy que je vais mettre en place avec Olivier Fagnère (Monster Quest).



Septième ange (Kenjo Aoki)
Sceneario.com : Sur combien de tomes tout ça ?

Nicolas Tackian :
L’anatomiste était un one shot. Tous les autres projets sont des séries en trois tomes …


Sceneario.com : Donc vous ne prévoyez pas de séries longues.

Stéphane Miquel : Justement le thriller politique dont on te parlait sera probablement une série plus longue avec héros récurrent.

Nicolas Tackian : Le space opéra avec Ludo aussi. Un monde, un héros et une histoire à chaque tome.
On aime bien aussi les one shot. Ca nous permet de travailler dans l’immédiateté. On a envie de raconter une histoire, on la raconte, elle est finie.

Stéphane Miquel : C’est bien pour le lecteur aussi. C’est vrai que c’est emmerdant d’attendre un an à chaque fois pour la suite.

Nicolas Tackian : Donc voilà, là encore on cherche la diversité.
Je pense que l’on va essayer aussi, cette année ou l’année prochaine de faire des histoires concepts au niveau narratif.
Un peu comme Berceuse assassine chez Dargaud où il s’agit d’un meurtre raconté par trois personnages différents dans trois albums différents.
La joie de faire ce métier dans la BD c’est avoir à la fin le livre entre les mains. Et je trouve que ce sont aussi de beaux objets.


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