Pornographie et Suicide

Un métro bondé de touristes, une fille qui hurle dans une librairie, un concours de cosplay, une visite de la collection d’objets d’art du magazine Playboy, la langue des Rolling Stones, une expo vue par des octogénaires, un prix d’encouragement pour la BD autrichienne et un étudiant qui fait une thèse sur la pornographie. Par exemple.

Par Placido, le 3 mars 2013

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Notre avis sur Pornographie et Suicide

Nicolas Malher poursuit son exploration du milieu de l’Art, déjà bien entamée avec l’inoubliable Mme Goldgruber. Invité (ou embrigadé de force, on ne sait jamais vraiment trop) dans toute sorte de projets artistiques ayant un lien plus ou moins direct avec les arts plastiques, il se retrouve confronté à nombre d’individus, de tous âges et de tous milieux, qui ont chacun leur propre vision de l’Art, celle qui est la bonne, celle qui est juste. Mais à défaut d’être pertinentes, ces visions, elles s’avèrent diablement déroutantes. Et l’humour par la dérision s’impose alors comme seul échappatoire possible à ce monde de fous.

C’est là qu’entre en piste le talent de Mähler, celui de retranscrire l’essentiel, de ne pas trop en raconter, de ne pas en faire trop. Un minimalisme de la forme (ou l’art de faire ressortir le comique de chaque personnage en trois coups de crayon) et du fond qui ronge l’os jusqu’à la moelle et dont il ressort une simplicité plus vraie, plus percutante et forcément plus drôle.

Par Placido, le 3 mars 2013

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