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Sceneario.com - Bonjour à tous les deux et merci de vous prêter au jeu des questions de l'équipe de sceneario.com.
tout jeunes auteurs dans ce milieu bédéphile, pouvez-vous vous présenter ?
Kris : 30 ans tout juste, né et profondément ancré à Brest (c’est pas facile mais c’est ainsi), ex-étudiant en histoire, ex-leader-syndical, ex-barman, futur-ex-libraire, multi-papa en 2002, du petit Yael (8 mois, 70 et quelques centimètres, 9 kgs et des poussières de grammes) et de Toussaint 66 (16X24 cm, 120 pages, 300gr.). Physiquement je suis beau. C’est mon opinion et je ne la partage pas. Du reste mes différents partenaires (Julien, Guy Delcourt) ont été avant tout séduit par mon cœur (mes scénarios) plutôt que par mon physique (et pourtant, je souriais à pleines dents !). Voyez, comme quoi, ça n’a rien à voir…
Julien : Eh bien, j'ai 26 ans, natif de Brest et y vivant (ah, le bon air marin qui vous assainit les bronchioles...kof-kof... et vous raffermit les chairs...gla-gla...). Je suis brun, cheveux courts. Je ne connais ni mon poids ni ma taille exacte mais je porte des lunettes !! (Pour les portraits, ils sont réalisés par Obion qui dessine mieux que moi... )
Sceneario.com– J'ai entendu une jolie appellation :"Violon dingue" qu'est-ce que c'est ? Est-ce grâce à Violon Dingue que vos chemins se croisent ?
Kris : Alors, on va préciser encore une fois : il s’agit de « L’Atelier des Violons Dingues » entre autre éditeur du fanzine « Le Violon Dingue ». Je ne sais pas pourquoi tout le monde enlève le « Le ». On y tient nous ! Bref, il s’agit d’une association créée en 1998 par quelques jeunes auteurs brestois afin de regrouper les forces vives des jeunes bédéphiles de la région. Nous étions moins d’une dizaine au départ puis une quarantaine deux mois après ! 6 N°s du fanzine ont été édités (N° 0, 0’ et 1,2,3,4) et nous avons bien dû monter une trentaine d’expos en quatre ans…Aujourd’hui, 4 auteurs ont signé chez Delcourt (LG Mikaël, Obion et nous deux) et 3 à 4 autres devraient pouvoir signer leur premier contrat cette année. C’est bien grâce au Violon Dingue que l’on s’est croisé avec Julien même si la rencontre a réellement eu lieu lors de la réunion d’une autre association. En fait, de nombreux « Violons » venaient des Beaux-Arts et me parlaient sans cesse de Julien Lamanda qu’il fallait absolument « recruter ». Quand on s’est enfin rencontré, Julien a adhéré à l’association immédiatement. Pour la petite histoire, la veille de la sortie du N°0, notre 4è de couverture (qui était une planche couleur de Julien) a remporté le prix spécial du Jury au festival de Perros-Guirec. L’aventure démarrait donc sous de bons auspices et ça ne s’est pas vraiment démenti depuis.
Nous avons réalisé ensemble deux histoires courtes pour le Violon Dingue mais entrecoupées par un an et demi de non-collaboration car Julien travaillait déjà avec un autre scénariste sur un projet qui n’a pas abouti. C’est alors qu’il est revenu me voir pour que l’on travaille sérieusement ensemble.
Julien : Oui ! C'est grâce aux Violons-dingues qu'on travaille ensemble (si y'avait pas eu ce fanzine, et maintenant, cette association, je serais encore chez mes parents !). On y a donc réalisé quelques histoires courtes avant que je ne supplie Kris de m'écrire un scénario pour m'extirper de ma misérable condition de l'époque, c'est à dire, Elève aux beaux-arts de Brest... (je ne voudrais pas décourager les personnes qui y sont actuellement et qui nous lisent en ce moment, mais les beaux-arts et la bd, çà fait plus que 2... ouais je sais, depuis le temps, tout le monde est au courant, mais çà fait du bien de l'dire...).
Sceneario.com – Et puis naît Toussaint 66, album qui vous propulse tous les deux dans le box office. C'est une étrange, drôle et touchante histoire familiale, en particulier la tienne Kris, comment en es-tu venu à vouloir approcher l'autobiographie ? Et quelle a été la réaction familiale?
Kris : Hmm, pour le « box-office », on risque d’attendre un peu tout de même…(le million d’albums vendu me semble peut-être optimiste, je ne sais pas, il faudrait que j’en parle à mon éditeur tiens).
Approcher l’autobiographie est venue naturellement sans aucune réflexion préalable. Mon parcours bédéphile et mon envie de raconter des histoires vient pour beaucoup de mes différentes expériences « humaines » (en gros, ma famille, mes meilleurs amis, mes copines, etc, etc…). Je me nourris beaucoup de ces échanges. Parmi ceux-ci, ceux avec mes oncles et ma grand-mère avec qui j’ai vécu toute mon adolescence furent très importants. Pourtant la première version de « Toussaint 66 » a été écrite sans vraiment penser à eux. Ce n’est qu’après avoir écrit ce premier synopsis que je me suis rendu compte de tout ce qu’il devait à mes oncles. J’ai alors décidé de le faire « presque » franchement. Je dis « presque » car l’histoire reste une pure fiction (heureusement vu ce que je raconte !). Mais tout le fond du bouquin, ce dont il tente de parler doit beaucoup aux expériences de ces « tontons flingueurs ».
Les réactions ? Mmh… On risque de sombrer dans le pathos là… (ce que j’ai justement voulu éviter en écrivant Toussaint). Disons bonnes et émouvantes pour beaucoup mais aussi certaines incompréhensions inévitables. Mais je ne peux encore beaucoup en parler, le sujet n’étant pas toujours facile à aborder et la pudeur reste très forte. Pour exemple, l’un des personnages de l’album, la p’tite Mumu, existait vraiment. C’était l’une de mes cousines, la fille d’un de ces tontons. Je l’ai perdu il y a deux ans lors d’un accident après des vacances passées ensemble. J’étais alors en pleine écriture du bouquin et sa disparition a énormément marqué l’histoire. Ce n’est pas toujours facile d’en parler avec son père pour des raisons évidentes. J’ai d’ailleurs volontairement occulté cette partie de l’histoire lors de nos discussions d’avant publication. Je voulais aller au bout de mon « propos » sans réfléchir aux éventuelles conséquences. Cela aurait pu ne pas passer mais c’était le prix à payer pour garder une honnêteté dans le récit. Je pense que la pudeur est mauvaise narratrice. Elle comporte un fort risque d’affadissement de l’histoire. Mais il n’est pas toujours facile de lui résister.
Sceneario.com– Julien, comment es-tu entré dans cette famille, est-ce que ton scénariste t'a donné des mots d'ordre pour le dessin ?
Julien : Je suis entré dans la famille au fur et à mesure que Kris me racontait son histoire par petites anecdotes. Un ou deux mois après la sortie de l'album, la famille a fait un repas-apéro pour fêter çà, et je les ai vraiment rencontrés. L'accueil fut chaleureux, j'avais l'impression d'en faire partie...
Pour le dessin et la recherche d'une unité avec le scénario, çà s'est fait petit à petit. Je n'avais jamais fait sérieusement de bd, alors, Kris m'a laissé le temps d'apprendre à en faire. J'ai fait plusieurs versions des premières planches, et à chaque fois, il me laissait libre de trouver un style graphique. Sur ce travail de recherche, je suis parti d'un style plus ou moins "gros nez", humoristique et au fur et à mesure des versions, je suis arrivé à coller au scénario (remanié entre-temps), avec le style semi-réaliste final.
Pour la narration, Kris arrive avec un premier découpage, je "story-boarde" la planche en y mettant mon grain de graphite ou en amalgamant deux cases écrites pour n'en dessiner qu'une (c'est pour cela qu'il y a pas mal de cases horizontales... hem).
Sceneario.com- Aurais-tu préféré faire un album grand format ?
Julien : Avant "Toussaint 66", je n'aurais sûrement pas dit non, mais maintenant que j'ai l'album dans les mains, je crois que je m'en serai moins bien sorti. La collection Encrages m'a permis de me "faire la main" et je sais qu'il y a plein de petites erreurs de dessin, qui, je crois, seraient moins bien passées en grand format. Travailler pour un petit format m'a décontracté. Un grand format m'aurai mis la pression !
Sceneario.com - En tant que dessinateur, que t'apporte le noir et blanc ? Si l'album avait été en couleur, est-ce toi qui les aurai faites ? Et de quelle manière, ordi ?
Julien : Pour moi, le noir et blanc en lavis est bien plus facile à travailler que le noir et blanc pur. Ma technique favorite est la couleur directe et c'est dans cet esprit que j'ai réalisé les planches pour l'album.
S'il avait été en couleur, je l'aurais fait à l'aquarelle et/ou encres sur du bon vieux papier bien épais. Pour les couleurs à l'ordi, c'est très intéressant, mais je maîtrise très peu l'informatique (j'arrive à peine à envoyer des mails... alors on verra plus tard!) *
* note de la rédaction : je confirme que Julien dialogue difficilement avec sa boîte aux lettres, mais il s'y met..:-)
Sceneario.com – Kris, le dessin de julien t'a tout de suite plu ?
Kris : Tout au départ oui. Il était certainement l’un des plus doués de l’Atelier. Puis il n’a pas vraiment progressé durant deux ans (voire même régressé au bout d’un moment !) alors que les autres oui et il s’est retrouvé à la traîne. C’est alors que l’on s’est remis à travailler ensemble. Et là miracle, il nous a pondu une des meilleures histoires du fanzine ! Depuis, je reste souvent épaté par sa faculté d’adaptation et de changement de style à volonté. Il faut savoir que Julien vient de la peinture au départ, s’amusant avec des guerriers multicolores et impressionnistes et qu’il s’est retrouvé à dessiner 120 planches contemporaines en petit format et en noir et blanc où les tronches et expressions avaient une importance vitale…(sans compter le côté autographique donc dans lequel il n’avait rien à voir). Mais bientôt, je vais pouvoir lui renvoyer l’ascenseur puisque nous attaquons une histoire de tribus nomades et guerrières en couleurs directes.
Sceneario.com – Est-ce que démarrer avec un éditeur plutôt médiatique est important ? D'où vient le choix de la très belle collection Encrages ?
Kris : Important pour la réalisation de l’album pas vraiment. Si nous avons été bien suivis chez Delcourt, cela aurait été sans doute la même chose chez un petit éditeur vraiment motivé pour faire le livre. Par contre en tant qu’auteur, il est bien sûr plus « confortable » de démarrer ainsi : on est sûr que son album sera bien édité (ce n’est pas toujours le cas partout !), à peu près bien distribué (les « Encrages » font tout de même rarement les têtes de gondoles…) et puis surtout, nous savions déjà ce que nous voulions faire après « Toussaint 66 ». Et ce prochain projet cadre plutôt bien avec ce que Delcourt aime faire. Maintenant, peut-être qu’ils ne le prendront pas, on en saura plus au début de l’année.
Quant à la collection « Encrages », c’était une volonté dès le départ. Personnellement, je l’ai découvert avec « Quelques jours avec un menteur » de Davodeau, album qui m’a vraiment montré que réaliser « Toussaint 66 » était possible. Je voulais déjà en faire un one-shot comportant pas mal de pages et en noir et blanc. Il y avait bien la collection « Romans » chez Casterman ou « Intégra » chez Vents d’Ouest mais qui semblait plutôt réservées à des auteurs déjà confirmés. Et là, débarquait soudain un paquet d’albums comme je voulais le faire mais où apparaissait un tas de jeunes auteurs plutôt doués (il y avait « Toile Ciré » aussi que j’avais adoré). Bref, dans ma tête c’était la collection idéale. Coup de bol, Delcourt pensait la même chose que nous…
Julien : Ah ben ouais !! (oups ! je n'ai lu que très peu d'album de cette collection... , mais elle est vraiment bien, si, si !... ok, j'vais me rattraper ).
Sceneario.com – Maintenant que l'album est sorti, vous avez prévu de faire une tournée ou des festivals ?
Kris : C’est déjà fait. Nous sommes allés au festival de Saint-Malo ainsi que dans un certain nombre de librairies principalement de l’Ouest bien sûr (et même à l’ouest de l’Ouest !). Il nous reste encore le festival d’Angoulême où nous serons le samedi et le dimanche. Mais disons que nous calmons le jeu car nous avons hâte d’attaquer le projet suivant et que durant deux mois, nous n’avons pas fait grand chose d’autre que dédicacer. Un premier album, tous les amis veulent l’avoir dédicacé et là, tu te rends compte que tu as vraiment beaucoup d’amis…Bon, ceci dit, si un festival ou une librairie sympa nous invite, on essaiera de faire une séance de dédicaces par mois en gros.
Julien : On est en plein dedans ! J'ai même plus l'temps d'bosser ! (bon, c'est vrai, çà fait parti du travail..)
Sceneario.com - Est-ce que la rencontre avec le public est importante ?
Kris : Au départ oui. Tu as hâte d’avoir d’autres réactions que celles de tes potes pour qui tu es presque forcément le meilleur (en caricaturant un peu). Et puis au final, tu te rends compte qu’en dédicaces, c’est vraiment dur d’avoir autre chose que « ouais, c’est sympa… ». De plus, nous avons encore une bibliographie très mince et la plupart des gens découvrent l’album lors de la dédicace. Difficile d’échanger beaucoup de choses autour du livre dans ce cas. Maintenant, je continuerais à le faire pour deux raisons : parce qu’il existe régulièrement tout de même des rencontres qui sortent du lot et parce que je suis curieux, que j’aime bien me balader et discuter avec des gens avec qui, à la base, je ne partage pas grand-chose. Souvent, à la fin d’une dédicace, j’en sais plus sur eux que l’inverse ! Une fois de plus, tout ça, ça me nourrit même si ce n’est pas indispensable…
Julien : Ah OUAIS-OUAIS-OUAIS !! Personnellement, les festivals et dédicaces me font beaucoup de bien. Je sors de mon atelier/cocon et me frotte aux lecteurs et aux confrères. Pour moi, c'est un autre travail et çà devient un vrai plaisir.
Sceneario.com- il faut déjà parler des projets, vous en avez tous les deux?
Kris : Hmm… Comme tout jeunes auteurs enthousiastes et tout énervés de démarrer dans la « carrière », ça fourmille bien sûr de partout. Donc, on va peut-être se contenter de ce qui est à peu près certain : Ensemble, nous attaquons donc un projet plus fantasy et en couleurs directes dont le nom de code est pour l’instant « L’Armada ». On y parle de tribus nomades, c’est prévu en un certain nombre de tomes et le scénario est écrit conjointement avec LG Mikaël. Deux histoires courtes seront également normalement publiées en 2003, l’une illustre un poème de Verlaine pour les éditions « Petit à Petit » et l’autre devrait paraître dans « Pavillon Rouge ». Elle s’appelle « Toussaint 99 » et se passe trente ans après la fin de « Toussaint 66 ». A part ça, je scénarise une série appelée « Le Déserteur », dessinée par Obion et dont le premier tome paraît le 17 mars 2003 dans la collection « Terre de Légendes » chez Delcourt. Un troisième projet est en bonne voie d’achèvement, une histoire d’horreur sur fond de science-fiction, dessiné par Mike, autre jeune auteur issu des Violons Dingues. Nous la présentons en janvier 2003 et on verra bien si quelqu’un la prend. Pour tout le reste, c’est encore en chantier. Disons juste qu’il est fort possible qu’un autre « Encrages » voie le jour d’ici un an ou deux.
Julien : Je seul projet dont je vois le bout du nez, c'est "L'Armada" avec Kris et Mickaël Le Gall au scénario (deux scénaristes pour moi tout seul... j'ai intérêt d'assurer !). Ce projet est prévu en trois ou cinq tomes, en couleur directe et chez Delcourt
, collection Terre de Légendes. Rien d'autre en vue pour l'instant, mais j'ai déjà assez de futurs mois de travail avec l'Armada :-)...
Sceneario.com – Quels sont vos coups de cœur ou références en bd ou /et en cinéma et en musique ? Julien, quand tu dessines, tu écoutes de la musique ?
Kris : Ce serait trop long de tout citer. Je travaille toujours en musique, chaque projet ayant quelque part sa propre « bande-son ». Cela me permet de me replonger dans l’ambiance de l’histoire plus facilement. Pour « Toussaint 66 », s’il y avait un seul film à citer ce serait « Western » de Manuel Poirier. S’il y avait un morceau, ce serait « The Retreat song » de Myriam Makeba.
Julien : En bd, j'ai adoré Ring Circus, Volunteer, le dernier Hellboy, les deux tomes de Bouncer (sacré travail de couleur !), le Sommeil du Monstre de Bilal. J'ai plein d'autres choses à lire.
En roman : Le trône de fer (fantasy), Jérôme Charyn, James Ellroy, Pierre Jackèes Héllias, Carter Brown (les derniers), James Lee (rivages- noir n 314), Bordage...
Au ciné : American Beauty, l'Auberge Espagnole, Océans Eleven, le seigneur des anneaux, parle avec elle, Le Masque de Zorro, Apocalypse Now y'en a pas mal.
J'adore travailler en musique : Gotan Project, Lamarena (un p'tit mélange de Bach et de sons africains), Baschung, Mo Wax (en trip-hop), African Head Charge, Petrucciani, Stan Getz, Massive Attack... et toutes ces musiques électroniques de derrière les fagots qui vous créent des ambiances aux p'tits oignons (avec des lardons, échalotes, huile d'olive, légumes frais, feta... sans oublier le miel pour sucrer le café ... avec du chocolat !)
Sceneario.com – Vous avez un coup de gueule ?
Kris : Oui. Je voudrais savoir comment ça se fait qu’on est pas déjà millionnaire ? ! ! On m’avait pourtant dit…
Julien : Coup de gueule ? heu... non... ?
Sceneario.com– L'Internet est partout, est-ce que vous vous intéressez à cet énorme moyen de communication et de diffusion ? Vous participez aux forums ? Vous connaissez sceneario.com ? Qu'en pensez-vous ?
Kris : Complètement intéressé. Il est en train de permettre une réelle démocratisation de la création. Aujourd’hui, tout le monde a accès grâce à Internet à une certaine visibilité pour son travail. Il permet des rapports directs avec un éditeur, avec d’autres auteurs, avec des lecteurs sans passer par la case rencontre en festival qui n’est pas toujours très facile. Bien sûr, ça a les inconvénients de ses avantages, multiples pages persos sans intérêt et multiplication de « trolls ». Mais chacun décide d’y voir ce qu’il veut. Pour ma part, ce qui ne me plaît pas, je l’ignore totalement. Point. Et je prends tout le reste. Je connaissais un peu sceneario.com suite à la chronique sur « Toussaint 66 » mais je n’ai pas encore eu le temps de visiter le site sérieusement. Ce sera sans doute chose faire bientôt…
Julien : Je crois qu 'Internet va changer ma vie... Mais je n'ai pas encore pris le temps de visiter des sites... ben quoi, j'viens d'avoir mon équipement ! Bon, au boulot, j'ai un site à mettre en place...
Sceneario.com– Est-ce que vous auriez voulu dire quelque chose que je ne vous ai pas demandé ?
Kris : Oui. Il se passe actuellement quelque chose de très intéressant au niveau des auteurs de BD et qui, grâce notamment encore à Internet, permettrait de rompre définitivement avec l’auteur de BD isolé dans sa chambre de bonne en ivoire… Il s’agit de la création et du développement de la MDABD, Maison des Auteurs de Bande Dessinée, association destinée à collecter et diffuser toute information susceptible d’intéresser, d’aider, de promouvoir, de faire connaître l’animal connu sous le nom « d’Auteur de BD ». Je ne veux pas faire de prosélytisme à deux francs mais j’encourage tous les auteurs à y adhérer. Pas par corporatisme mais au contraire par volonté d’ouverture sur le monde dans lequel nous vivons. Il est grand temps d’arrêter de nager dans le brouillard chacun de son côté. Discuter le bout de gras sur le comptoir d’une buvette de festival est une chose, se réunir à plusieurs dizaines (voire centaines) régulièrement, physiquement ou virtuellement grâce au site de la MDABD permet tout de même de passer à un autre niveau de réflexion et d’action. Un premier colloque s’est tenu récemment réunissant plus de 60 auteurs et c’était pour le moins enrichissant. Une adresse : mdabd.com. Voilà. C’est dit.
Julien : JE VOUS AIME !!! (ouais je sais, çà fait beaucoup de monde...)
Sceneario.com– On prend rendez vous en 2003 ?
Kris : Oui pour ma part en mars prochain donc. Tous les deux ensemble, ce sera plutôt vers 2004…(Julien travaille vite mais quand même !)
Julien : Et comment !!
Sceneario.com – Un grand merci à tous les deux de toute l'équipe de sceneario.
Kris : Youre ouelcom’.
Julien : Merci aussi !
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