Interview

Sébastien Lamirand


Sceneario.com : Sébastien Lamirand bonjour ! C’est la première fois que nous avons le plaisir de vous accueillir sur notre site, pourriez-vous vous présenter ?

Sébastien Lamirand : Je suis coloriste chez Soleil, j’ai 32 ans et autant de dents, je travaille sur Tessa, Kookaburra et les Conquérants de Troy, Lotus Noir (magazine de cartes à jouer) et Lanfeust Mag entre autres.

Sceneario.com : Vous faites partie du trio qui met en images les aventures de Tessa, pour notre plus grande joie. Est-ce facile de travailler avec Louis et Nicolas ? Comment travaillez-vous avec ces deux autres auteurs ?

Sébastien Lamirand : En général j’ai carte blanche pour les couleurs, s’il y a des indications précises, genre fin de journée, c’est Louis qui me les donne. Une fois que j’ai fini, j’envoie la page par courriel à mes 2 compères qui m’indiquent s’il y a des modifications à faire. Sinon on s’entend bien tous les trois, bon parfois j’ai envie de mettre quelques coups de boule surtout à Monsieur Mitric qui me transmet les modifs à faire à la dernière minute, mais je me retiens, il s’est mis à la boxe depuis quelques temps, mais avec ma force surhumaine, je reste confiant héhéhéhé.

Sceneario.com : Peu de lecteurs connaissent le véritable travail du coloriste, souvent relayé au rang de troisième homme. Pouvez-nous nous expliquer votre méthode de travail, nous présenter les outils que vous utilisez ? 

Sébastien Lamirand : Un ordinateur et Photoshop, après il y a aussi mon thermos de café…
Sinon je fais ma page en aplat et quand je le peux c’est quelqu’un qui me le fait (merci à ceux qui m’aident) puis je passe au rendu, c’est à dire le modelé, le volume et les matières et enfin les effets spéciaux

Sceneario.com : Combien de temps mettez-vous pour mettre en couleurs un album de Tessa par exemple ? Y a t-il des albums plus difficiles à mettre en couleurs que d’autres ?

Sébastien Lamirand : Environ 3 mois, sachant qu’on ne bosse pas forcément que sur un seul album. Sinon non, il n’y a pas de BD plus « difficile » qu’une autre, c’est plutôt le démarrage, le temps de se caler avec les envies des dessinateurs et scénaristes, surtout quand on n’a jamais bossé avec eux.

Sceneario.com : En faisant une petite recherche dans notre base, je me rends compte que vous avez collaboré essentiellement à des parutions « Soleil ». Simple hasard ou volonté réfléchie ? 

Sébastien Lamirand : Pas de hasard mais pas de volonté réfléchie non plus. Simplement ils me donnent plein de travail, et pour l’instant je n’ai ni le temps et ni l’envie d’aller voir ailleurs.

Sceneario.com : Est-ce que vous vous intéressez de près aux retours que les lecteurs pourraient avoir sur la mise en couleurs de certaines planches par exemple ? Cela vous sert-il pour les albums suivants ?

Sébastien Lamirand : Ben j’ai pas vraiment de retours des lecteurs apparemment ça plaît, enfin, je n’ai pas eu d’échos négatifs à propos de mes couleurs.

Sceneario.com : Avez-vous déjà été déçu, comme certains auteurs que j’ai pu côtoyer, du rendu de votre travail à la sortie de l’imprimerie (J’entends par la un souci d’impression) ? 

Sébastien Lamirand : Ca m’est arrivé mais je ne fais pas une fixation là dessus, je sais bien qu’il y aura toujours une différence, mais si la page est valable sur l’écran, elle le sera à l’impression

Sceneario.com : Avez-vous des projets dans l’avenir ? Je vois que vous avez pris le relais sur Kookaburra, allez vous poursuivre sur cette lancée ?

Sébastien Lamirand : Pour l’instant je suis fort occupé, pour Kooka je continue le prochain cycle avec Nico et un Kooka U avec le Sieur Louis, entre temps j’aimerais bien souffler parce que ma femme me trouve un peu lourd en ce moment (gnagnagna).

Sceneario.com : Merci beaucoup Sébastien pour avoir pris le temps de vous plier à l’exercice, et très bonne continuation !

Sébastien Lamirand : Merci à vous !
 

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