Dès larrivée sur les lieux, force était de
constater que les organisateurs avaient mis les petits
plats dans les grands. Implantée dans lenceinte
même du château, une enfilade de chapiteaux
rectangulaires se dressait sous des platanes centenaires
à labri des assauts dun soleil généreux.
Sur chaque côté, avaient été installés les
professionnels de loccasion.
De temps en temps, les
effluves du marc sortant du pressoir nous rappelaient que
c'était la période des vendanges.

Il était 10h quand
louverture du festival fut déclarée et cest
plein despoir que les nombreux
« chasseurs » de dédicaces se sont
engouffrés dans ce haut lieu vinicole pour se ranger
dans la file dattente de tel ou tel auteur.


Une première
déception devait se faire ressentir en labsence de
Gil Formosa, ayant déclaré forfait le matin même pour
cause de maladie. La file des fans dépités de ce
dessinateur se dilua pour rejoindre dautres
rangées déjà formées.
Une deuxième
déception prenait forme suite à limpossibilité
de Gilles Chaillet de réaliser ses dédicaces, la main
dor de ce dernier le faisant souffrir. Avec sa
gentillesse habituelle, il répondait courtoisement aux
sollicitations en écrivant quelques mots sur les albums
tendus.
Jean-Michel Arroyo,
enfant du pays, navait pu également faire le
transport au regret de certains.
Malgré ces quelques
déconvenues, un parterre de qualité se déployait
devant nous autour duquel une impressionnante armada de
personnes vêtues de jaunes (de lassociation visée
plus haut) voletait prête à satisfaire le moindre
desiderata des vedettes au travail.

L'ambiance bon enfant
qui se dégageait dans toutes les files d'attente et les
discussions animées tournant autour du thème de la
bande dessinée promettaient à chacun un moment
inoubliable.
Loccasion
ma été donnée de rentrer en contact avec les
auteurs suivants :
Sandro,
très sympathique auteur du Sang de
la Sirène,
François
Dermaut, dessinateur de Malefosse,
dont la truculence des propos a fait fuser bon nombre de
rires,
David
Ratte, toxico-planétien, grand "décrieur" de
la pollution,
Francis
Bergèse, l'un des pères de Buck Danny, dont la
générosité n'a d'égal que son talent,
Benoît
Lacou & Claude Ecken, les gentils
"Mureliens" de l'impossible,
Patrick
Jusseaume dont le poids des responsabilités d'un
week-end a mis en exergue son caractère bien
"Trampé".
Laurent
Vicomte, le "baladeur" du bout du monde.
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| Sandro |
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François Dermaut |
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David Ratte |
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| Francis Bergèse |
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Patrick Jusseaume |
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Laurent Vicomte |
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