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Exposition Tuniques Bleus
Du 28 au 31 janvier 2010

Place de la mairie d'Angoulême |
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Naissance et développement de la série
Les décors, les pays et le contexte de la série
Les thèmes et les valeurs de la série en partenariat avec l'UNICEF
L'univers des auteurs
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Panneau 1 - Luis Salvénus, L'enfanteur
L'univers d'une des séries humoristiques le plus populaires de la bande dessinée belge doit beaucoup
à Louis Salvérius. C'est son goût immodéré pour l'histoire de l'amérique du nord qui incite
Raoul Cauvin, alors jeune scénariste, à imaginer les tuniques bleues.
Employé au studio de dessin des éditions Dupuis, Louis Savérius, dit Salvé, cultive l'envie de façonner une série de bande dessinée qui se déploierait sur du long terme.
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Durant les année 1960, il publie avec la même constance des récits courts et des suites de gags qui sont
essentiellement axés sur sa passion pour l'Ouest américain et le monde indien.. De La loi du scalp (avec Yvan
Delporte) à Petit Cactus (avec Paul Deliège), en passant par Whamoka et Whikilowat (avec
Jacques Devos). Salvé est donc fin prêt quand Raoul Cauvin lui soumet l'idée de developper une histoire prenant
pour cadre la guerre de Sécession.
Les tuniques Bleues naissent ainsi le 29 août 1968 (n°1585 de Spirou) mais doivent cependant passer une période
probatoire avant de chevaucher leur première longue aventure, deux ans plus tard. |
Panneau 2 - Willy Lambil, le sublimeur
C'est au pied levé que Willy Lambil reprend la série créée graphiquement par son ami
Salvérius dont la mort subite advient le 22 mai 1972.
Les débuts des Tuniques Bleues sont donc affectés par ce décès brutal. Sans Lambil, la série aurait
pu s'arrêter aussi sec.Connu des lecteurs de Spirou, il s'investit totalement dans la reprise en s'adaptant dans un premier temps
au dessin de Salvérius pour s'en détacher ensuite. Son énergie visible, le dynamisme d'un style semi-réaliste
qu'il instaure, ainsi qu'une galerie de "trognes" inoubliables, séduisent un lectorat de plus en plus large.
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Après la reprise des Tuniques Bleues, qui s'opère à la planche 37 de Outlaw
(quatrième long épisode), Lambil y consacre progressivement tout son temps, abandonnant ses autres séries. S'il
souffre au départ, s'il découvre un univers qu'il n'a pas encore exploré, son implication est telle que le
scénariste l'engage sur de nouveaux chemins. Le premier lançant des défis au second, et vice-versa.
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Panneau 3 - Raoul Cauvin, l'enchanteur
Il est aujourd'hui surnommé "l'homme aux cent mille gags" mais en 1968, sa prolifique carrière de
scénariste, prend à peine son envol. Lui aussi employé des éditions Dupuis - longtemps dans le studio de
dessin dirigé par Eddy Rissack -, Raoul Cauvin rêve de publier dans l'hebdomadaire de Marcinelle.
Il y parvient à partir de 1964 avec un mini récit dessiné par Charles Degotte et anime depuis
lors activement les pages de son périodique favori, sans jamais le quitter. Sa production pléthorique est marquée
en autres par les créations de |
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Sammy (avec Berk en 1970)
Vieu Bleu (avec François Walthéry en 1974)
l'agent 12 (avec Daniel Kox en 1975)
femmes en blanc (avec Philippe Bercovici en 1981)
Pierre Tombal (avec Glem en 1983)
les Voraces (avec Glem en 1986)
Cedric (avec Laudec en 1987)
Cupidon (avec Malik en 1988)
les Psy (avec Bedu en 1992)
Incontestablement, Les tuniques bleues est la première série vedette de la galaxie humoristique de Raoul Cauvin.
Son succès provient sans aucun doute de la parfaite entente professionnelle entre le scénariste Cauvin et le dessinateur
Lambil. Chacun apprécie les qualités de l'autre et veut le surprendre à tout moment dans son travail. Ici avec un
nouveau gag, là avec une scène d'action représentant des dizaines d'hommes au combat. Cette alchimie
singulière existe depuis presque 40 ans et 50 albums. Un exploit quanr on sait que la guerre qui leur sert de toile de fond ne
dure que quatre années. |
Panneau 4 - Le duo Blutch - Chesterfield
Si occasionnellement, pour un épisode isolé, la bande de copains du début se reconstitue dans la
garnison de fort bow (avec Bryan Tripps et l'éclaireur indien Plume d'Argent).
Le duo formé par le sergent Cornélius M. Chesterfiled et le caporal Blutch, tous deux engagés involontairement dans
le 22 de cavalerie de l'union, est toutefois indécrotable. |
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Afin de remédier à l'ambiguïté scénaristique qui caractérise la genèse de
la série, les auteurs ont répondu à plusieurs interrogations qui taquinaient le lectorat. D'ou viennent ces
personnages, quel est leur passé ? Et aussi, de quelle manières se sont-il enrôlés ? Les réponses sont
données dans deux albums fondateurs. Vertes Années (tome 34) raconte l'enfance à la Dickens vécue par Blutch
- ainsi que l'origine de son patronyme, Blue Retro (tome 18) revient sur les jours qui précédent la rencontre de Chesterfield
avec Blutch et leur enrôlement dans l'armée de l'Union. L'un serait né dans une petite ville du Missouri, l'autre
dans une bourgade du Connecticut. L'un aurait fait cent petits metiers, l'autre aurait été garçcon boucher. Leur
caractères respectifs sont très différents. Blutch déteste la guerre et les excès d'autorité.
Chesterfiled court aux combats pour la gloire, les honneurs et sa patrie. Tout semble opposer ce couple étrange mais
néanmoins ami. |
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Panneau 5 - Galerie de portraits
Au fil des aventures, une galerie de personnages secondaires cocasses s'est constituée, recrutés pour l'essentiel dans le corps militaire.
Parfois, les auteurs s'amusent à nous en dire plus sur les uns ou les autres. |
Amélie Appeltown
Fille du colonel Appeltown, résidante de Fort Bow à titre execptionnel. Le sergent Chesterfield en est éperdument amoureux. Le simple fait de penser à Amélie le confine immédiatement dans un état de stupidité absolue et nombre de giffles qu'elle inflige à son prétendant restent dans les annales de la série. Ses appétences maternelles sont décrites dans Baby Blue (tome 24) : des noces bidons sont aussi organisées avec le caporal Blutch dans Mariage à Fort Bow (tome 49).
Lieutenant Stilman
Il fait partie de l'Etat-Major du colérique général Alexander. Parlant peu sinon pour dire des énormités parfois proches du vrai, la capitaine Stephen Stilman est le sosie de papier de l'humoriste belge Stéphane Steeman. Il sirote souvent un verre avec une paille et sa soeur, Abigail, donnes des cheveux blancs au 22e de Cavalerie quand elle tombe sous le charme de Stark (tome 42 et 43).
Colonel Appeltown
Peur-être est-ce parce qu'il est le père d'Amélie (mais aussi de Georges, vu dans Le Blanc-bac, tome 14, et Des Bleus et du blues, tome 43) que Lambil et Cauvin sont plus indulgents envers un officier supérieur ?
Peut-être aussi est-ce qu'il évoque à lui seul la mouture originel de la série ? Mais il faut surtout souligner que le colonel Appeltown a souvent du mal avec la garnison de Fort Bow qu'il dirige. Et s'il tombe malade, la situation ne fait qu'empirer (voir Captain Nepel, tome 35).
Capitaine Stark
Apparu avec la deuxième longue aventure (Du Nord au Sud), Ambroise Stark accompagne Blutch et Chesterfield depuis environ quarante ans. Logique puisqu'il est le capitaine du 22e de Cavalerie. Logique, enfin presque ...
Car Blutch, Chesterfield et surtout Stark auraient dû mourir 20 fois déjà sous les tirs ennemis. Précisons que ce dernier dort littéralement sur son cheval, refuse de parler aux soldats de l'infanterie et n'a qu'un mot en bouche : "Chargez !". Lambil et cauvin ont tenu à narrer ce qui l'a conduit à ce traumatisme militaire dans Stark sous toutes les coutures (tome 51).
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Panneau 6 - Quelques personnages
éphémères
mais marquants
Il arrive que Raoul Cauvin et Willy Lambil souhaitent s'attarder sur une forte personnalité de cette histoire américaine, et ils en font alors le pivot d'une aventure particulière. Ainsi l'éleveur de chevaux Ben Wilcox dans Bronco Benny (tome 16), le gavroche Pucky Potts dans Drummer Boy (tome 31), le photographe William Sutton dans Puppet Blues (tome 39), le révolté Black Face dans l'épisode éponyme (tome 20) ou le bébé Robbie dans Baby Blue (tome 24). Que les sources soient réelles ou non, et au delà de l'amusement, les auteurs en tirent toujours profit pour questionner. Quelle est la place des enfants, des Noirs et des médias dans cette première guerre moderne.
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Le jeune Blutch croise la route du docteur H.W. Harding qui avait tenté de l'élever (voir Vertes Années, tome 34). Ici, Harding va aider le gamin débrouillard à s'échapper de l'affreux orphelinat censé l'éduquer. Mais le problème du docteur Harding réside dans sa dépendance à l'alcool, un vrai fléau. Ce n'est pas un mauvais bougre, seulement un ivrogne. Des affreux, sales et méchants, Blutch et Chesterfield en rencontreront plus tard. Le plus mémorable d'entre eux se nommant Cancrelat, tout un programme ...
Si Blutch est orphelin, Cornélius Chesterfield a un père et une mère qui se prénomment joshua et Elizabeth.
Le premier prétend avoir survécu à la bataille de Fort Alamo. La seconde voulait à tout prix que son fils épouse Charlotte Graham, descendante du patron bouche qui l'employait. Aux sernière nouvelles, ils ont pris la gérance du bar que Blutch a été contraint de laisser après son départ précipité. |
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Panneau 7 - La prépublication dans Spirou
C'est dans les pages du journal des éditions Dupuis que les Tuniques Bleues sont nées. Un lien très étroit associe donc la série avec le périodique. Toutes leurs aventures, qu'elles soient courtes, longues, ou sous forme de gags, ont d'abord vu le jour dans l'hebdomadaire avant de connaître in plébiscite dans le format de l'album cartonné. |
en près de 40 ans, ses rédacteurs en chef successifs les ont défendus coûte que coûte, de Thierry Martens dans les années 1970 jusqu'à Frédéric Niffle à l'orée des années 2010. Rançon du succès : chaque prépublication d'épisode est annoncée par une Une accrocheuse et parfois un slogan amusant. "On fusille Les Tuniques Bleues !" (n°2265, 1981), "Enterrons la mauvaise humeur !" (n° 2674, 1989), "Profondément rigolo !" (n°3274, 2001)
Après vingt ans d'existence, la série obtient une reconnaissance légitime au sein mpeme du journal qui l'a promue. "Vingt ans que ça dure !" titre le n°2740 du 17 octobre 1990, en accompagnant ce numéro spécial d'article rétrospectifs tel que "La Véritable Histoire des Tuniques Bleues ouvliées". Pour les trente ans, le n°3345 (du 22 mai 202) questionne "Bon anniversaire qui ?" et publie deux hommages dessinés par Bercovici et Blutch. Depuis, d'autres numéros exceptionnels sont élaborés. Pour le plaisir. Pour exposer des crayonnés de Nancy Hart (n°3430, juin 2004). Pour faire une revue des troupes (n°3551, 3 mai 2006) dans laquelle Clarke en profite - lâchement - et dessine les militaires chez les nudistes. Ou encore pour annoncer la publication de Stark sous toutes les coutures en faisant charger le capitaine sur plus de sept pages (n°3605, 16 mai 2007). "Chaaaargeeez !" |
Panneau 8 - Blutch sur Blutch
témoignages et autres hommages
Mon cher Tuniques Bleues,
Je dis "mon cher", mais je devrais te donner du "cher vieux". Oui, on se fréquente depuis longtemps, toi et moi. Si nous étions dans une bande dessinée, nous dirions que nous sommes de vieilles connaissances. Mais c'est la vie ici, la vraie et je t'écris de là où je me trouve (j'ai un beau panorama) pour te remercier.
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Si tu pouvais parler, tu me dirais : merci de quoi ? Et je te dirais : merci, parce que, depuis les années septante du siècle passé, tu reponds présent et toujours tu te relèves, et toujours tu rejoues la pièce pour "la plus grande joie" des petits garçons.
Et aussi, parce que le vieux petit garçon que je suis devenu n'oublie pas ce qu'il te doit, et d'abord depuis trente ans presque, ce drôle de surnom.
Blutch, octobre 2009
Tendre hommage de Zidrou (scénario) et Philippe Bercovivi (dessin) dans le n°3345 de Spirou (22 mai 2002).
Les aventures de Lamblutch et de Chesterraoul parodient par le menu, c'est-à-dire en toute connaissance de cause, les aventures officielles de qui vous savez :
EXTRAIT DE DIALOGUES SIGNES ZIDROU :
- Les missions suicides, c'est toujours pour notre poire !
- Lamblutch ! Maudit défaitiste ! Pensez donc à la médaille du courage à titre posthume qui vous attend !
- Hé bé ! y'a pas à dire, sergent, vous trouvez toujours les mots qu'il faut pour remonter le moral des troupes ! |
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Panneau 9 - Succès, Traductions, Tomations
Rythme de publication
Avec un rythme de publication soutenu d'un album par an au minimum, les Tuniques Bleues ont acquis un auditoire fidèle qui s'étend sur plusieurs génération. En 2009, selon Raoul cauvin, la série aurait dépassé les dix-huit millions d'exemplaires vendues par les éditions Dupuis. |
Dès l'an 2000, les ventes se stabiliseraient entre 150 000 et 190 000 exepmlaires pour chaque nouveauté, ce qui est remarquable pour un univers historique dont la période est inconnue, ou presque, des lecteurs francophones. Ajoutons enfin que ce succès livresque donne lieu à de nombreux produits dérivés, en particulier des figurines en plomb produites par la firme CGB Mignot et en résine fabriquées par Decotoys. Cela en attendant l'adaptation en série animée...
On les appelle Die Blauen Boys en Allemagne, De Blauwbloezen aux Pays-Bas, Le Giacche Azzurre en Italie, Las Tunicas Azules au Portugal et au Brésil, Casacas Azules en Espagne (en langue castillane), Blaroc-karna en Suède, Blafrakkerne au Danemark, Blajakkene en Norvège, Sinitakit en Finlande, Laskar Biru en Indonésie.Mais il a fallu attendre 2008, enfin pour qu'on les appelle The Bluecoats dans différents pays pratiquant la langue de Shakespeare. |
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