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Je suis allé voir Ghost in the shell, ou plutôt The ghost in the shell. Cet article c’est peu, mais cela change un peu la donne.
Autant le dire tout de suite, si comme moi vous adorez la plastique de la « sublimissile » Scarlett, vous pouvez « presque » passer votre chemin.
Presque car tout n’est pas négatif, le film est plutôt réussi. Cependant, il est court, environ 1h46, ce qui revient cher la minute quand on va le voir en 3D. Graphiquement on retrouvera toutes les scènes les plus marquantes du manga de Shirow mais aussi de manière détournée certaines séquences du film de Mamoru Oshii. Comme celle d’introduction, qui sert chez Oshii à l’introduction du « Puppet Master », qui est absent du film de Sanders.

Et on retrouve l’ambiance sonore de son film. Hollywook aurait pu être un peu plus ambitieux !
Ici, ils ont voulu inventer un passé au major. Comme dans le manga, le personnage de Scalett est appelé « Major », mais l’histoire diffère de celle du manga et des animés d’Oshii. Entre amnésie à la Robocop et une improbable histoire d’amour d’ado rebelles, le pire c’est que c’est crédible dans le film. On est loin de la Motoko Kusanagi de Shirow, droite dans ses bottes et sure d’elle. Ici Mira Killian donne le sentiment d’être un peu « stone ». Mais on voit que l’univers de Shirow a donné naissance à un bébé scénario, tant le premier a du être trop lourd pour les épaules d’Hollywood.
Au final on se retrouve avec un film avec quelques longueurs, tout de même. Un film qui plaira sans doute à celles et ceux qui sont un peu étrangers au(x) manga(s) de Shirow.
Et le pompon ? Allez le voir en VO (visiblement en VF aussi), ne serait ce que pour écouter Takeshi Kitano jouer en Japonais.
Sans oublier, l’absence des fushikomas, mais c’est sans doute pour éviter les similitudes avec le poste de pilotage dans l’armure d’Iron-man.

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