Tout d'abord, un détail avant de commencer. Le titre original de cet album est "The first hundred days", c'est un jeu de mot avec le nom du héros, qui au début de l'histoire confie qu'il va nous raconter ses débuts. En traduisant par "Les cent premiers jours" non seulement Panini passe à côté du jeu de mot, pourtant bien évident, mais qu'importe, mais, en plus, se trompe lourdement car cet album ne raconte pas les 100 premiers jours de Mitchell, loin de là !
Non, ici nous sommes obligés de nager entre flash back qui s'entremèlent les uns avec les autres, passant d'une époque à une autre et créant aisni une sorte de dance folle ou nous découvrons comment Mitchell a obtenu ses pouvoirs, pourquoi il se décide a laisser tomber son rôle de super héros, comment il exerce son travail de maire. Les changements de temps et d'époque sont assez abrupts, il faut suivre, d'autant qu'il est sans cesse fait mention d'évènements qu'on ne découvrira certainement que bien plus tard. Mais, globalement ,je trouve que justement la sauce passe très bien, on est un peu bousculé et, pour le coup, on est obligé de ne pas s'arréter aux détails qui ne sont pas important. Par contre, cela devient assez dur pour appréhender les éléments plus politiques ou en tout cas plus précis qui nécéssitent quand même une lecture assez attentive. Le scénario est donc très habile et il laisse deviner une suite vraiment passionnante. Quand aux dessins, j'aime beaucoup Harris, et son travail est très expressif et précis, par contre sa technique photo réaliste fige un peu les scènes et ote l'éventuelle chaleur qui aurait pu s'en dégager.
Un premier tome assez sympa à lire, peut-être pas extraordinaire mais vraiment agréable.
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