Saint Seiya, ce nom doit vous dire quelque chose si vous êtes fan de
mangas. Il s’agit bien, en effet, du nom anglais de la célèbre série
Les Chevaliers du Zodiaque. L’anime a marqué la génération dont je fais partie lors de son arrivée sur TF1 à la fin des années 1980.
En manga, le cycle principal est lancé par Kurumada en 1986. Il sera publié en France par Kana à partir de 1997. Un autre cycle, intitulé
Saint Seiya G, a été – lui – publié par Panini à partir de 2004.
La série à laquelle nous nous intéressons cette fois est appelée
Saint Seiya – The Lost Canvas et a pour cadre la grande guerre sainte qui précéda la série principale. Le sous-titre français est
La Légende d’Hadès. Nouveau cycle et… nouvel éditeur. Cette fois, c’est Kurokawa qui s’y colle et montre ainsi son ambition en mettant ce titre culte au cœur de son catalogue.
Les fans de la série devraient trouver ici leur bonheur. L’action est au rendez-vous dans ce
shonen. La part sombre de l’être humain va, une fois encore, donné lieu à de nouveaux drames. Hadès, décidément vicieux, va se jouer du cœur pur d’Alone pour trouver un récipiendaire idéal pour mieux faire régner le Mal. Cela annonce une future lutte quasi fratricide avec l’ami de toujours, Tenma. Du tout cuit me direz-vous ! Mais pourquoi changer les recettes qui gagnent ? Et c’est bien cette dualité entre la bonté d’Alone et la partie noire qui va entrer en lui qui fait tout le charme de ce premier tome.
Côté graphisme, c’est propre mais sans être exceptionnel. La régularité n’est pas le fort, en effet, du livre. Cela reste néanmoins dans la bonne moyenne.
Le scénario n’est pas toujours aussi fluide qu’il le mériterait. Certains moments sont décrits à minima et auraient mérité plus de développement. Mais l’ensemble reste plaisant et devrait plaire à son public, offrant un prolongement de vie intéressant à cette série mythique. À confirmer de suite dans le tome 2 qui est sorti en même temps que le 1 à l’occasion du lancement de la série en France.