Glénat se lance dans la publication d’une série qui a déjà fait ses preuves au Japon.
Tout commence avec le roman
Blood, the last vampire, de Mamoru Oshii (également réalisateur, à qui l’on doit notamment
Ghost in the shell). Un long métrage fut tiré du roman puis un
manga one-shot (paru en France chez Panini).
Finalement, devant le succès de ce titre, une série anime sera produite en 2005, ainsi que de nombreux autres dérivés. L’arrivée d’une série manga devenait alors incontournable. La voici donc venir, avec trois parties différentes annoncées (
Blood+, Blood+ A, Blood+ Yakikoushi), toutes trois traitées par des auteurs différents. La première partie est déjà terminée au Japon et se compose de huit volumes.
L’historique étant présenté, parlons maintenant de… l’histoire. Il s’agit d’un seinen mêlant fantastique et enjeux militaires. Pour preuve, un groupuscule ressemblant au contre-espionnage veille sur Saya, au Japon, tandis que des militaires américains, emmenés par un étrange personnage, s’apprêtent à entrer dans le jeu, avec des méthodes expéditives et spectaculaires.
Quelques flashbacks (les visions de Saya) nous font vite comprendre que son passé est loin d’être celui d’une lycéenne japonaise et qu’elle a un « vécu » plus qu’anormal, mettant au lecteur la puce à l’oreille sur la véritable nature de la jeune femme… et sur sa mission. Elle va vite découvrir qu’elle est un outil à la puissance destructrice impressionnante, une sorte de vampire chargé d’éliminer les démons.
Cette approche originale du thème des vampires est séduisante et plait d’autant plus que le scénario est bien construit et que la diversité des personnages et de leurs secrets donne vraiment envie d’en savoir plus.
Les dessins sont aussi réussis. Nets, dotés d’un trait dynamique, ils mettent bien en valeur les protagonistes de la série. La construction des planches est claire et limpide.
Une version très moderne du mythe du vampire, baignée de récit d’espionnage, qui devrait remporter un vif succès.