Un petit air de déjà-vu nous accueille dans ce tome 2 dont les premières lignes reprennent presque mot pour mot celles du premier volume... Pourtant, cette suite, loin de ressembler à ce qu’on avait lu dans l’album précédent, nous réserve au contraire des épisodes forts et bien différents.
Si on s’explique mal pendant un petit moment comment Katiana a pu se retrouver à bord d’Héria, on comprend assez vite ensuite comment cela a pu être possible. Et ainsi, on observe cette orientation qu’a donnée Nicolas Pona au Cycle d’Ostruce, faisant verser la fantasy dans le
steampunk. Le dirigeable-déesse est en effet un personnage central de ce volume à qui il a d’ailleurs donné son nom. Un personnage-étape, qu’on ne retrouvera plus, mais un personnage qui aura marqué l’aventure d’Ajjer et de Katiana et donné de la valeur à la série. Ne pouvant pas vous parler d’Héria sans évoquer son indissociable capitaine Lyan à qui vous trouverez assurément des airs d’un certain Corto Maltese, je vous dirais alors juste pour ne pas trop en dire sur l’action que la scène du crash est vraiment émouvante. Bravo !
Ce tome 2 a donné à la série son rythme de croisière, semble-t-il. Son intérêt ne décroît pas, son style s’affirme, le dessin cache mieux ses petites maladresses et le suspense reste assez fort pour qu’on ait envie de connaître la suite.