Une nouvelle série signé du scénariste, récompensé par un Eisner Award, de
100 Bullets, Brian Azzarello fait son apparition dans la collection 100% Vertigo :
Loveless.
Ce titre redonne un coup de fouet au western. Cela se rapproche des films de Sergio Leone et d'autres
Django ou
Keoma, mais aussi du ton de
Deadwood.
C'est vrai que c'est un western assez violent que ce premier tome : fusillades, viols, meurtres, ça commence fort.
D'ailleurs, dès la troisième page, la poudre parle. Et au vu de la mise en scène, on se croirait vraiment dans le meilleur du western spaghetti.
Là, on est loin du western façon Gary Cooper, avec son gentil et ses méchants. Ici, il y a que de "l'enfant de salaud" !
Le héros, Wes cutter, sourit, parait sympathique mais il a l'air de cacher son jeu.Il ressemble à l'homme sans nom de la trilogie du dollar de Léone. Il a des secrets que l'on ne nous dévoile pas de suite. Comme cette femme qui l'accompagne, dont on sait peu de choses mais qui manie la carabine ou la dynamite de la meilleure façon. On découvre aussi ce noir, ancien soldat de l'Union, Atticus, qui semble ne pas être aussi sympathique que ce que l'on peut penser.
D'entrée, ce premier tome donne le ton. le scénario est fort prenant et assez intéressant dans sa narration.
Le dessin est de Marcelo Frusin, un ancien collègue d'Eduardo Risso et qui a illustré
Hellblazer. Son style fait mouche avec cette série. Je trouve qu'il a su prendre le meilleur du western spaghetti, se gaver des films de Sergio Leone, Corbucci et autres, ainsi que de Peckinpah ou de Clint Eastwood (voir son
Josey wales), pour nous offrir des scènes d'anthologies et chocs avec
Loveless.On peut aussi admirer les superbes couvertures originales publiés aux Etats-Unis.
Avec Loveless, je découvre une autre facette de la gamme Vertigo qui montre que cette collection propose bien le meilleur du
comics US.
Moi qui suis fans de western et qui m'intéresse à cette période de la Guerre de Sécession et ses conséquences, avec cette nouvelle série, je suis gaté. Et je vous en conseille la lacture.