Après l'Europe, nous rejoignons le continent africain, le désert, du coté du Yémen et toujours pendant la guerre de 14/18.
C'est dans ce récit que Corto Maltese va faire connaissance avec ce fabuleux personnage qu'a crée Hugo Pratt : Cush, le tueur, le guerrier beni amer de la race des Couchites et partisan du Mullah. Cush est une sacré présence, c'est le beau salaud comme on les aime. D'ailleurs, Cush reviendra dans la série Les Scorpions du Désert où il croisera la route de Koinsky.
Il y a un autre personnage ici qui est intéressant aussi, mais qui malheureusement, ne pourra plus réapparaitre, c'est El Oxford. J'aime bien les dialogues entre lui et Corto au début du récit. Il y a cette discussion sur le désert, la mission et les sourates.
De l'action, aussi, il en est question dans ce récit. Le moment où Corto se prend pour le muezzin (grand moment) et l'attaque contre les turcs est un des meilleurs moments de bande dessinée.
J'aime bien aussi les dialogues de Pratt, ils sont vivants. Le moindre second rôle à son importance que ce soit El Oxford ou l'un des soldats écossais, prisonniers des turcs.
Cette aventure est une de celle que je préfère. je ne me suis jamais lassé de la lire et de la relire.
Ce récit est paru pour la première fois dans Pif, en France, en 08/1972 puis a connu une version album avec la sortie du recueil Les Ethiopiques (version noir et blanc) en 1978.
Une aventure de Corto Maltese a ne pas manquer, surtout pour la rencontre avec Cush.
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