Ce premier tome consacré à la série
New Harlem, second volet de la saga
Uchronie[s] va sans doute déconcerter les lecteur de
New Byzance. La raison est que l'on voit certaines similitudes troublantes entre les lieux et même les personnages. Mais je vous rassure cela s'arrête là et ce volet semble totalement indépendant. Le pitch de cette saga
Uchronie[s] fait un peu penser dans les faits au thème d'un série de science fiction comme
Sliders, où des individus voyagent en découvrant des Terres Parallèles. Ici on dénombre un certain dénominateur commun avec Zack Kocinsky. Mais la situation politique et social diffère grandement de celle de
New Byzance, pour nous renvoyer une image en négatif de notre société actuelle.
Côté dessin, le travail de Tibery fait remarquablement écho à celui d'Eric Chabbert. On remarque peu différence dans les styles comme si chaque dessinateur devait répondre à un cahier des charge draconien pour que les éléments ne soient pas trop disparates. Tibery fournit un excellent travail sur les décors sont vraiment plaisants et riches en détail. On peut déplorer quelques erreurs d'anatomie mais c'est vraiment pour trouver quelque chose à redire. Dans l'ensemble cette saga
Uchronie[s] se montre très homogène.
Ce premier tome introductif est pourtant riche en enseignement sur la situation politique du monde de Zack Kocinsky et je dois avouer que pour le moment j'ai un peu de mal à voir quels sont les liens entre les diverses réalités s'il y en a. L'histoire semble complexe à souhait et sort un peu des sentiers battus. Il reste à voir si le troisième volet de cette saga aura la même force.