Par certains aspects, la couverture fait penser à la série
Vortex de Stan et Vince. Fear Agent sent bon l'irrévérence et le pur malt et rend un bel hommage aux séries B d'antan. On retrouve des éléments qui font penser à
Flash Gordon, notamment dans le traitement de la fusée de Heath Houston, ou encore aux
Contes de la Crypte ou
la Quatrième dimension pour les monstres et les scenarii un peu retors. Vous l'aurez un peu compris avec cette dernière référence, l'action de Heath est un peu vouée à l'échec. Rick Remender nous met en action un héros qui a tout les attributs de l'anti-héros, et quand celui-ci touche du doigt la possibilité de changer le cours de son existence et retouver sa gloire perdue son individualisme le pousse à prendre des risques inconsidérés et considérables.
Si le scénario nous montre un héros attachant par ses défauts, le dessin le met superbement en valeur. Véritable gueule cassée, Heath Houston devient attachant sous les traits de Tony Moore, qui aime décidément ce style de bédé mélant horreur et fantastique. Son trait est fluide et plein de détail, son sens du découpage nous plonge dans une série de péripéties plus folles les unes que les autres.
Au final, avec un sens de suspense bien maitrisé Fear Agent nous replonge dans un univers de série B. C'est du
comics, mais loin des classiques et proprets super-héros, ici Heath Houston ne laisse pas forcément indifférent et nous appel à poursuivre la route avec lui. Ainsi, avec
Fear Agent, il n'est pas nécessaire de maitriser tout l'historique d'un héros depuis le commencement pour pleinement en profiter.