Pour le printemps, Kana lance un nouveau
shonen baigné de paranormal. Les deux héros ont de bonnes têtes sur la couverture et interpellent de suite le lecteur, tout comme le sous-titre « Bureau d’investigation des affaires paranormales ». Voilà de l’animation originale en perspective se dit-on !
Cela se vérifie dès la lecture lancée. Le récit est dynamique et ce seul tome renferme déjà six enquêtes différentes. À la clé, à chaque fois… des fantômes et des esprits bien entendu ! Aucun ne ressemble à l’autre ; toutes ces créatures sont bien imaginées. De la même manière, les victimes ont aussi des profils très différents, de la lycéenne à la mamie gâteau, en passant par le jeune garçon rebelle.
Autre point positif, les dessins qui sont jolis, raffinés et qui accompagnent bien le mouvement dans ces multiples chasses aux fantômes.
Le bilan de cette première sortie des héritiers de Ghostbusters serait donc plutôt favorable. Malheureusement (oui, il y a un hic), tout n’est pas parfait. Le nombre important d’enquêtes trahit le principal point faible du livre : la minceur de l’intrigue. Le suspense est, en effet, très peu développé dans le scénario. Une fois que le spectre a été identifié par Muhyo, la sentence arrive vite, trop vite. Du coup, au bout de trois enquêtes, le lecteur est déjà un peu lassé.
Heureusement, il y a aussi les disputes, plutôt comiques, entre Muhyo et Rôji, qui viennent agrémenter l’aventure. Il est toutefois fort dommage que l’auteur n’ait pas plus creusé ses personnages et ses intrigues car la base des histoires est, la plupart du temps, très bien amenée et prouve que Nishi ne manque pas d’idées. Il faudrait juste qu’il développe un peu plus, de manière à ce que les enquêtes ne soient pas oubliées aussi vite qu’elles ont été lues.