Une chose est sûre, c’est que lorsqu’on ouvre cet album, c’est une machine à remonter le temps que l’on prend ! Au niveau de l’objet-livre lui-même, bien entendu, mais aussi au niveau du dessin et des séquences. Au niveau aussi de la vision des choses que pouvaient avoir certains auteurs à l’époque, en l’occurrence au sujet de peuples de pays moins avancés que d’autres, technologiquement : ici, comme par hasard, les indigènes du territoire sauvage jusqu’où Mickey a volé sont de peau noire, sont justement appelés « les sauvages »... et sont cannibales...
Le style cartoon nous fait nous imaginer les enchaînements de situations comme si on les voyait en dessin animé. Dès la première planche, par exemple, on voit le pauvre basset Trotty être utilisé comme un ressort, complètement torsadé !!! Ou bien l’on voit Mickey amidonnant sa queue et la faisant ainsi raidir pour le plus grand bonheur d’oiseaux qui en font leur perchoir ! Ah, nostalgie et humour du temps jadis...
Le découpage ne déroge pas à la règle et est aussi d’un autre âge, et la plupart des transitions (quand elles existent) passeraient nettement moins bien sur une BD moderne, on s’en doute. Ca passe parfois un peu du coq à l’âne, ça prend des raccourcis à la « Tintin répare son moteur » (dans Au pays des Soviets), etc... Et même la fin est en queue de poisson, n’ayant pas répondu à toutes les questions de l’intrigue et ne précisant même pas si la suite sera à venir dans le tome 2 !
Un album de collection, forcément, vu son âge. Un drôle de moment de lecture.
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