Comme l’année dernière, Panini édite un recueil des numéros de Ultimate Spider-man. Celui-ci comprend les numéros 14 à 27, soit la deuxième année de publication.
Dans cet album, on assiste à la renaissance d’un des héros les plus fameux de Spider-man, j’ai nommé le Dr Octopus (tient, le bouffon vert comme premier méchant puis le Doc Oc ça ne vous rappel rien ?) mais pas seulement car Kraven le chasseur est aussi de la partie !
Les séries Ultimate correspondent à un nouvel univers Marvel, une réécriture de l’ancien, une version plus actuel.
Les personnages, qu’ils soient secondaires ou non, sont donc sensiblement différents.
C’est donc à chaque fois une surprise que de découvrir comment vont apparaître les personnages que l’ont connaît déjà, parfois avec de belles surprises.
Le Dr Octopus et Kraven ont donc fait l’objet d’un relooking et sont assez démarqués de ceux des Amazing Spider-man.
Mais le nouveau protagoniste dont la nouvelle version étonnera le plus est sans doute Gwen Stacy, la première petite amie de Peter dans la première version de Spider-man, qui a bien changée entre les deux séries !
Cet album met surtout l’accent sur les troubles que rencontre Spider-man, puisqu’il en est ici qu’a ses débuts. Les difficultés de cette double identité sont abordées, difficile de lier la vie de lycéen à celle de super-héros !
On retrouve encore une fois le monde adolescent du premier, ce qui confirme sur un point : ces Ultimate Spider-man sont bien adressés principalement aux adolescents. Le vocabulaire employé, qui se veut jeune et cool, va d’ailleurs dans ce sens (même s’il semblerait que le traducteur n’ait pas fréquentés les cours de récrés depuis un petit moment).
L’humour prend toujours une place importante, avec un Spider-man cherchant toujours la remarque cinglante.
On sent bien que le scénariste veut ancrer Ultimate Spider-man dans le nouvel univers Ultimate, les références aux autres séries sont nombreuses et fréquentes.
Spider-man n’a pas perdu son âme en devenant Ultimate. L’esprit de la série initiale est conservé, mais désormais avec des références à une culture étasunienne jeune et actuelle.
Au niveau du graphisme, le dessinateur semble s’améliorer avec un style plus définit et personnel avec son trait dynamique.
Ultimate Spider-man est bien lancé. C’est avec plaisir que l’on redécouvre (ou découvre pour les autres) l’univers Spider-man et Marvel en général.
Si on s’aperçoit que cette adaptation de Spider-man n’est pas superflue, le nouveau style « djeun’z » peut parfois être un peu agaçant.
Néanmoins un moment de lecture agréable, même si, personnellement, la continuité permanente des
comics Marvel me frustre : les aventures sont distillés et les auteurs se permettent de faire attendre le lecteur.
Dans l’attente du prochain, donc.