Qui ne connaît pas
Dragon Ball ? Il s’agit sans doute de l’un des
mangas les plus célèbres qui soit en France, notamment grâce à l’adaptation dont il bénéficia à la télévision et qui marqua des générations entières.
La série manga d’origine fut publiée en 42 tomes. Le dessin animé
Dragon Ball correspond globalement aux épisodes 1 à 16. La télévision vit, quelques années plus tard, l’arrivée d’une suite intitulée
Dragon Ball Z. Elle correspond aux tomes 17 et suivants.
Aujourd’hui, surprise, Glénat fait paraître un manga adapté directement du dessin animé, c’est-à-dire illustré par des images issues de l’anime. La démarche peut paraître étonnante car, après tout, l’histoire existait déjà. Il ne fait aucun doute que la volonté commerciale, celle de surfer sur un nom célèbre (et donc vendeur) a joué dans la volonté de proposer cette édition. Ce n’est pas, bien sûr, une initiative française mais la reprise exacte d’une collection qui paraît actuellement au Japon.
Je n’ai jamais été fan des bandes dessinées exploitant des images de dessins animés. Tout d’abord, d’un point de vue graphique, le résultat est presque toujours discutable. Il y a forcément une perte de netteté plus ou moins importante dans les traits et les couleurs. Ce manga ne fait pas exception à la règle. Par contre, il apporte une petite révolution justement : la mise en couleur des planches, ce qui est rare dans les mangas.
On peut également s’interroger sur la nécessité d’une telle publication alors que l’histoire existait déjà au sein de la série d’origine Dragon Ball.
Mais il ne faut pas non plus bouder le plaisir de retrouver ce qui est une série culte. Cela a beau être une adaptation du dessin animé, on se laisse vite prendre par l’histoire. On ne s’ennuie pas un instant et la lecture défile à grande vitesse. Les combats ont encore une place raisonnable et l’on s’intéresse avant tout à cet extraterrestre et ses éventuels liens familiaux avec Son Goku. C’est l’occasion de découvrir les origines de notre sympathique héros.
D’un point de vue scénaristique, la récréation est donc assurée. Il faut juste passer outre la qualité forcément imparfaite des dessins et faire ainsi son deuil de l’esprit graphique distillé dans la série de départ.