Cette quatrième aventure du professeur Bell voit Hervé Tanquerelle prendre la place de dessinateur de la série. Sfar ne conservant que son poste de scénariste.
Tanquerelle s'en sort vraiment bien et se moule parfaitement dans l'esprit de cette série.
Le professeur Bell n'est pas une série facile. Certes, il y a un peu d'humour, de l'action, une trame policière mais parfois cela peut être dur et être dérangeant aussi. C'est le cas avec ce tome 4, je trouve.
"Ah !, vous dites-vous en voyant la couverture, c'est bien, ils vont être en vacances, ils vont s'amuser !". Que nenni ! Il va s'en passer des choses. Et le lecteur n'aura pas le temps de s'ennuyer. Il ira de surprises en surprises.
On y découvre un professeur Bell qui teste des drogues au début alors qu'Eliphas se fait passer pour lui. Puis, on le retrouve pratiquant les joies de l'amour de façon un peu rude en compagnie d'une dame aux moeurs spéciales alors que ses amis enquêtent pour lui. Mais ce qui est pour moi dérangeant dans le récit, c'est la mort de la petite fille de Worth. (Bon, je vous casse le dénouement mais je ne me vois pas ne pas en parler. La petite Mary Mazock, fille du policier Humpty Dumpty, est amie avec la fille du chef de la pègre, Alice Worth, et le récit a souvent le point de vue narratif de l'une des deux filles. Mais, lorsque Bell met au point une façon de tuer Worth et que ce complot tourne mal, c'est là que ça m'a un peu secoué. Ce passage est très dur. En fait, on prend parti pour Worth et Bell y passe pour un monstre. Sfar a fait fort sur ce point du récit, je trouve.
Néanmoins, cela reste un très bon tome de la série qui plaira fortement aux amateurs du genre.
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