En règle générale, les Humanoïdes Associés, à travers leur collection « Shogun
Shonen », publient des
mangas conçus par des auteurs européens. Vairocana est une exception. Son créateur est, en effet, une Japonaise, Moa Hato. Plus rare encore, ce livre est encore inédit au Japon.
L’arrivée d’un manga en France avant même sa parution dans son pays d’origine pourrait sembler louche en terme de qualité. Heureusement, à la lecture du livre, il s’avère que cette série n’a rien à envier à d’autres productions du même genre parue sur le sol nippon.
Ce récit de style fantasy use des recettes habituelles avec une bonne dose de réussite. Néanmoins, la piste suivie concernant le jeune héros amène un peu de fraîcheur. Iska n’a pas la trempe d’un combattant et sa faiblesse est encore augmentée par ce fameux mauvais esprit qui le parasite. Cela donne une configuration plus originale que la moyenne.
Pour le reste, on trouve quelques combats contre des monstres ou des spectres, mais sans qu’ils soient trop nombreux. De nombreux autres seconds rôles font leur apparition et auront sans doute une place non négligeable par la suite.
Côté graphisme, ce n’est pas mauvais mais pas vraiment exceptionnel non plus. Les scènes d’action sont confuses tandis que d’autres cases, très pauvres en arrière-plans, donnent une impression de bâclé. Seuls les dessins des personnages tirent vraiment leur épingle du jeu.
Le scénario est agréable à suivre et, maintenant que les pièces sont en place, la partie peut s’avérer intéressante. Il suffit pour cela que la mangaka poursuive dans le bon sens. Nous saurons maintenant bien vite ce qu’il en est.