Plus d'un an et demi après la fin du premier cycle, voici le retour du plus célèbre
Space Opera de Soleil. C'est désormais Nicolas Mitric qui prend totalement les rênes de la série, que ce soit au scénario ou au dessin.
Evidemment, ce changement d'auteur, même s'il a été fait en douceur (Crisse qui a créé l'univers laisse le crayon à Mitric à partir du tome 4, puis, en plus, une partie du scénario dès le tome 5) apporte des transformations à la série.
Le rythme est désormais beaucoup plus linéaire que dans le premier cycle où l'on passait régulièrement d'une scène à une autre en alternant les protagonistes. On commence avec un rêve de Preko qui fait directement suite à la fin du tome 5 et permet d'éclaircir quelques points (ainsi que de corréler avec la série
Kookaburra K).
Après ces quelques pages, on passe dans le monde des Thankar, un peuple jusqu'ici inconnu dans le monde de
Kookaburra et dont nous faisons la connaissance pendant une trentaine de pages. On en vient même à se demander si l'on est toujours en train de lire du
Kookaburra ! Il faut attendre la moitié de l'album pour que le récit se rattache à l'histoire du premier cycle.
Une assez lourde introduction, donc, qui sera sûrement exploitée de différentes manières par Mitric et qui sert à introduire ce qui semble être un des nouveaux protagonistes principaux : Loyeen.
Nouveaux personnages ? Et oui, Mitric a fait le choix risqué de partir sur de nouvelles bases, d'où la longue introduction avec le peuple Thankar. On ne retrouve que quelques personnages présents dans le premier cycle, et l'on peut gager que parmi les nouveaux protagonistes à venir très peu viendront des cinq premiers albums.
Ce tome laisse par ailleurs une grande place aux mystères, on découvre le monde extérieur à celui des Thankar avec le personnage de Loyeen et on ne sait pratiquement rien des évènements qui se sont déroulés entre la fin du tome 5 et cet album.
Comme je l'ai écrit ci-dessus, on retrouve dans cet album le charismatique Dragan Preko, qui a entre temps dû changer de nom, mais également de look comme on peut le voir sur la couverture ! Un changement de style radical qui relève d'une certaine prise de risque de la part de Mitric.
A part ce changement, Mitric garde son style, il n'y a pas d'évolution majeure entre la fin du premier cycle et cet incipit du second. Le dessin sert parfaitement le récit, et la couleur le dessin. Un style assez efficace pour un tel space opera : les humains sont expressifs et les extra-terrestres plausibles et diversifiés (à noter que les fameux et mystérieux Daemonarques ressemblent beaucoup au Général Grievious de
Star Wars). L'album se termine sur une sorte de cliffhanger, on repart au final avec plus de nouvelles questions que de réponses.
Ce tome d'introduction au second cycle est un album de mise en place, ce n'est que vers la fin que les choses s'accélèrent mais malheureusement peu avant la fin de l'album. Il faudra attendre le suivant pour se faire une meilleure idée de ce que va être le nouveau cycle de
Kookaburra. Beaucoup de mystères restent entiers et de nouveaux apparaissent, le changement de cycle s'avère déstabilisant mais Mitric semble le maîtriser, et personnellement j'ai très envie de voir où il va nous mener.