Cet album est l’ultime volet d’une série qui a fait la renommée de l’auteur : American Splendor, passée à la postérité notamment grâce au film éponyme avec Paul Giamatti. Il se présente sous la forme d’un recueil de plusieurs histoires de tailles variées et mises en image par des dessinateurs différents.
Et une fois encore, Harvey Pekar va très loin dans le dévoilement de sa personnalité, de ses névroses et surtout de ses petits soucis du quotidien. L’album est donc consacré à la vie de tous les jours et passe de la lutte contre des toilettes qui fuient à la recherche des lunettes perdues de sa fille. Il ne se pardonne rien et il relève la moindre petite contradiction ou faiblesse du quotidien. Et même si tout cela est souvent raconté avec une certaine autodérision, certaines histoires restent très terre-à-terre et manquent parfois d’intérêt.
Il est tout de même intéressant de voir des récits aussi personnels par le prisme de dessinateurs aussi différents. Certaines pointures comme Dean Smith, Richard Corben ou Eddie Campbell amènent d’ailleurs leur patte au récit. Cet album ne constitue peut-être pas la meilleure façon de découvrir cet auteur mais il présente la vision unique du comic-books qui est celle d’Harvey Pekar.