Motoka Murakami ne profite pas de la qualité des premiers tomes de la série Jin pour baisser de régime. Au contraire, c’est avec une réelle constance qu’il continue de nous raconter son histoire en mettant vraiment dans la balance tout le travail de recherche qu’il doit fournir. Car en plus d’être une fiction dans laquelle le
mangaka nous faits spectateurs d’actes de chirurgie, l’histoire racontée par Murakami nous fait véritablement visiter le Japon de la fin du XVIIIème siècle, avec reconstitution de villes, de villages, de quartiers, de rues et de bâtiments, représentations de costumes et de véhicules, témoignages sur le coût de la vie et sur les mœurs parfois bien étranges de l’époque...
On a donc, en plus d’une histoire captivante, un exposé pédagogique d’un grand intérêt et un univers qu’il est fascinant de découvrir d’autant plus qu’il est historique et très bien documenté. Voilà tout ce qui fait de
Jin une série manga que bon nombre de maisons d’édition manga doivent jalouser à la maison Tonkam, une série que les lecteurs de mangas d’auteurs ne pourront pas bouder.