L’amant de la nuit est le tout premier
manga de Ohmi Tomu. Et bien que puisant dans des thèmes classiques chers à la littérature manga, son histoire a l’avantage de pouvoir s’appuyer sur de nombreux éléments pour devenir originale : le chien recueilli est en réalité un loup et, en fonction des phases lunaires, il peut ou non se métamorphoser en humain. Arrivent alors à l’esprit toutes sortes de dérivées imaginables comme la notion de clan, de chasse, de meute...
Mais voilà que malgré cet or qu’a la mangaka dans les mains, elle donne l'impression d'avoir peur d’utiliser au maximum ses possibilités... L’ouvrage commence par une séquence très importante, la rencontre, mais celle-ci n’est traitée qu’en deux planches, court-circuitant bien des choses qui auraient pu être délayées ; pas délayées pour faire simplement durer, non, mais pour mieux introduire l’idée de départ, pour mieux faire glisser le lecteur dans l’univers de
L’amant de la nuit.
Au lieu de cela, on part dans une relation qui voit Hisako revenir trop souvent sur des remarques qu’elle se fait à elle-même mais qui malheureusement n’apportent pas vraiment grand-chose à l’histoire. C’est dommage, mais on verra là les erreurs de jeunesse et l’inexpérience d’une jeune auteure qui a cependant un talent ne demandant qu’à s’améliorer. La pauvrette ne manque pas d’ailleurs dans ses interventions entre chapitre de se faire toute modeste et demandant presque pardon pour la qualité de son travail !!!
Petite déception donc, due à un résultat qu’on était en droit d’attendre autre au niveau du fond comme de la forme. Mais déception amoindrie par le fait qu’on a découvert une nouvelle auteure à surveiller et par le fait que
L’amant de la nuit est un one-shot et n’engage donc pas à grand-chose au niveau financier.