Nés pour cogner. Voilà un titre qui appelle sans détour les ados caïds ou aspirant-caïds dévoreurs de
manga d’action et de baston ! Tout un programme... Un titre qui très vite aussi dépeint son héros Takeshi comme humain doté d’un membre mâle à faire pâlir femmes... et hommes (finalement) !
Le décor est planté et est donc promesse d’une lecture délire plutôt que d’une lecture intellectuelle, malgré ce que dit le pote Gôno en page 159 : "Les mangas sont instructifs !". Delcourt fait ainsi le choix de renforcer son catalogue seinen et joue la carte du loisir auprès de son lectorat.
Malgré mes quelques a-priori d’adulte, je dois dire que j’ai trouvé à ce tome 1 (d’une série complète en sept volumes) plein d’atouts. Certes, l’histoire, vue comme ça, ne va pas plaire à tout le monde, mais la narration et le dessin font que lire
Nés pour cogner T1 devient assez vite agréable, en fin de compte.
Si le scénario est assez classique (un héros qui va se découvrir des concurrents tous plus coriaces les uns que les autres), on observera que le côté bagarreur est, quand il le faut, laissé de côté pour faire place au bon sens et à la bonne action. On n’a pas là un héros immoral, et voilà qui le sauve à nos yeux par rapport à s’il était une petite frappe arrogante et sans cervelle. C’est le cas aussi de ses adversaires : que ce soit Gôno, Naruse ou Asako-Senpaï, tous auront montré des qualités humaines et d’honneur à mettre à leur crédit.
Côté dessin, j’ai fortement apprécié la qualité des décors aussi puisqu'en fait, je ne les attendais pas au détour... Pas toujours présents, ils sont cependant nombreux et réalisés avec une finesse et un réalisme bienvenus.
Au final, ce premier tome de
Nés pour cogner surprend positivement par sa qualité. A vous de voir, maintenant : si votre premier pas vers cette série ne sera pas forcément naturel, être tenté de découvrir la suite pourrait bien finir par l’être !