Hyeon-sook Lee a réussi ce tome 2 aussi bien que le premier. Par le personnage de Sai-Wa, petite ange capricieuse mais affectivement malade, l’auteure réussit à vraiment tendre l’ambiance : on est d’une part gêné nous aussi par la relation ambiguë qu’elle veut avec son frère, et on se rend compte désormais des conséquences qui pourraient découler de ses actes, tout en ne sachant pas encore jusqu’où tout cela pourra bien aller.
C’est fou comme avec des personnages qui n’ont rien de repoussant au départ – on a même affaire à des héros de papier très esthétiques – l’auteure fait naître une certaine angoisse, un certain malaise. Pas encore dans le domaine de l’épouvante (ira-t-il jusque là ou bien restera-t-il dans l’analyse de l’amour consanguin ?), Flower of evil est un
manhwa d’intérêt et de qualité dont on surveillera de près l’évolution.
Pour "grands ados"-adultes.