Deuxième partie de cette aventure policière se déroulant non loin de Bruges dans la propriété d’une famille huppée frappée par le décès du doyen et l’assassinat de la principale héritière. Nous retrouvons les mêmes protagonistes du tome précédent dans un climat de tension extrême. Un vent de panique souffle sur ceux-ci, attisé par les assauts d’un tueur vénal clairement identifié mais difficile à appréhender.
A.P. Duchateau donne du punch à son intrigue en cloisonnant habilement les quelques avancées de l’enquête. Alors que l’on croit se rapprocher de la solution, on s’en éloigne aussitôt par un revirement de dernière minute. Les rebondissements sont donc nombreux et nous maintiennent quelque peu en apnée. La fin arrive rapidement nous permettant de reprendre enfin nos esprits non sans avoir été bluffé par la tournure des évènements.
On conviendra que les dialogues sont bien tournés et traduisent fortement la vénalité de cette soi-disant famille.
Graphiquement, rien n’est à jeter. Tibet, appuyé par Didier Desmit sort le grand jeu et réalise, comme à son habitude, des dessins toujours plus réalistes. Que ce soit les décors ou les personnages, on assiste à un défilé de vignettes plus belles les unes que les autres.
L’heure du crime arrive, préparez-vous à entrer dans une dimension qui n’est pas celle de la tranquillité ! Ric Hochet en sait quelque chose !
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