Dans cette enquête, le sommet de la mégalomanie est atteint. Un milliardaire excentrique est la cible d'un maître chanteur qui n'hésite pas à semer la mort autour de lui. A.P. Duchateau a le don d'intensifier à outrance les ambiances glauques ou électriques en utilisant à bon escient les impressions et en nous plongeant dans des situations toujours plus tortueuses.
L'excitation de Howie est inquiétante et flirte sensiblement avec la folie. De même, les lieux de discussion tels la salle de tortures au château sont glacials à souhait et ajoute de la lourdeur à l'histoire. Tels des marionnettes, l'auteur tire habilement sur les ficelles de son scénario au point de nous illusionner sur les véritables desseins du tueur. Le plan est machiavélique et est un gage de garantie quant à un final constamment déroutant.
Tout aussi efficace que son comparse, Tibet produit des dessins à la hauteur de sa notoriété. Son coup de crayon dispense une certaine énergie ayant pour effet d'emballer la lecture des vignettes. S'attachant à cette rigueur graphique dont il a le secret, on se plait à accompagner dans son enquête le personnage principal dans une hyperactivité débordante. Les décors qui enveloppent les personnages sont détaillés avec soin dans une perspective très réaliste.
Nadine est en fâcheuse posture comme l'indique le premier de couverture. Il serait illusoire de dire que Ric ne va pas se démener encore une fois.
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