La carrière militaire du lieutenant d'Andigny est loin d'être clôturée. En effet, son ego a été à nouveau regonflé suite à son entretien inespéré avec Napoléon. De fait, une nouvelle mission lui est donnée qui va le rapprocher du théâtre des opérations menées par Murat et Napoléon au sein de l'Autriche.
A cette fin, Michel Faure refait appel au policier que Morvan a rencontré lors du démantèlement du réseau terroriste visant le Camp de Boulogne (voir tome 4). Jean Torcy, pour le citer, accompagne une troupe espagnole et a un emploi pour le moins mystérieux. Hormis Nicolas La Giberne, complice du jeune lieutenant, qui ne fait qu'une brève apparition, d'autres connaissances font leur venue à la fin de l'album qui augure un épisode prochain très mouvementé.
L'ensemble est agréable, vivifiant. En même temps que le personnage principal, on subit ses aventures que seul, l'auteur, maîtrise. Parsemé de références historiques propres au XIXème siècle, il se parcourt à la vitesse d'un cheval au galop.
Les planches de cet opus sont couvertes de vignettes aux dimensions plus grandes que dans les tomes précédents. Le dessin de Michel Faure s'épure pour obtenir un rendu plus schématique mais toujours expressif. On sent une certaine assurance dans le geste qui traduit une certaine rapidité d'exécution. Les arrière-plans sont plus ou moins détaillés.
Le rendez-vous est donné, ce sera près de Vienne sous le soleil d'Austerlitz avec armes et bagages.
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