L'aventure exotique continue pour les trois compères (qui en fait sont quatre pour l'occasion) qui n'ont d'autres solutions pour fuir un pays sauvage que de suivre les indications d'un plan qui doit les amener sur un territoire farouche de l'Amérique andine.
Selon le même humour léger et décalé que le tome précédent, la triplette infernale de Paname s'improvise en découvreur de civilisation. La formule marche bien et nous transporte dans une dérision totale démontrant l'état d'esprit de Montaubert qui agit en électron libre. Tout devient possible et l'anachronisme qui en découle n'est pas dérangeant. Les situations sont souvent cocasses, surtout dans les moments de dialogue où le scénariste ne s'embarrasse pas de coller au dialecte d'origine.
Pellos s'en donne à cœur joie et fait déambuler ses personnages dans des vignettes en permanence animées par la maîtrise de son coup de crayon. Il a le don de caractériser la qualité de ses intervenants (qu'ils soient un incas, un bandit ou une poire) en ajustant certains traits de visages ou vestimentaires. Le comique qui se dégage de ses graphiques réalisés dans une grande simplicité artistique est excellent.
Les Pieds Nickelés face aux Incas, oui, c'est possible et c'est "incas" parmi tant d'autres ! (pfff!)
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