Pourquoi faire compliquer quand on peut faire simple. C'est sur cet adage bien connu qu'Alain Dodier a concocté "le vagabond des dunes", une enquête policière se déroulant dans le milieu bourgeois. Donc, pas de fioriture et de scénario "casse-tête" dans cet opus, qui file linéairement dans un style clair et efficace dont l'auteur semble avoir pris l'habitude de travailler.
A la fois grave et légère, l'affaire qui préoccupe le jeune limier se découvre progressivement, à la cadence des mensonges de certains et des découvertes inopinées de celui-ci. Elle est l'occasion de plonger dans le passé de Jérôme au même titre que celui, pas très clair, de la famille Debucourt. L'émotion qui se dégage de cette affaire lourde de conséquence est palpable entretenue par la méconnaissance de Bernard-Henri de certains faits qui touchent à sa famille.
Alain Dodier joue également avec son personnage principal en le confirmant dans son aversion pour les examens de toutes sortes. En l'occurrence, l'épreuve relative au permis de conduire est des plus croustillantes.
La polyvalence dont fait état l'auteur est extraordinaire. Sa force d'écriture est largement complétée par celle de ses dessins. La simplicité des expressions attire, la spontanéité des dialogues captive, la représentativité des décors séduit.
Que du bonheur sauf pour le pauvre vagabond des dunes.
|