Ce huitième tome de la série Carmen Mac Callum sent bon le formol. Quand on lit les remerciement de Gess, on a l'impression de lire un chant du cygne. (Et quand on peut lire à droite à gauche que Emmem prendra sa suite pour le 9ème tome, cela explique bien des choses. ) Entre le dessin et l'histoire, on se dit que l'on a entre les mains le tome de trop. Un tome qui laisse une impression de trop peu.
La conclusion de cette trilogie commencée avec le sixième doigt du Penjab est assez terne, aucun des personnages ne semble avoir du relief dans cet opus. Certes l'intention des auteurs est louable de dénoncer la déviance sous-jacente à une mauvaise utilisation de la génétique. Que ce soit les OGM, ou encore l'utilisation du génome pour déterminer le niveau de déviance l'être humain, les auteurs auraient voulu montrer que seul l'homme est dangereux. Et tout cela tient en deux pages, du coup cet album parait curieusement vide, sans matière. Même les personnages manquent de matières tant ils paraissent rachitiques. On a un peu l'impression de lire le dernier tome de la Guerre Eternelle, où tous les personnages sont clonés.
Vous l'aurez compris, ce n'est certes pas le meilleur Carmen Mac Callum de la série, mais cet album annonce la fin d'une époque, un tournant, c'est dommage de s'arrêter comme cela.
Ce huitième album de Carmen Mac Callum marque la fin d’un cycle de trois tomes mais surtout un changement d’époque. C’est le dernier album dessiné par Gess après 12 ans de bons et loyaux services sur cette série. Et il faut avouer que cet album est un peu décevant. Déjà parce qu’on ne pourra plus profiter des excellents dessins de celui qui a créé l’image de cette héroïne hors normes. Mais aussi car, en bon fan de la série, on espérait une apothéose pour ponctuer cet adieu.
Au final, ce tome reste un peu en dessous du reste de la trilogie. Il y avait beaucoup d’enjeux scénaristiques et émotionnels pour les personnages et l’ensemble paraît parfois un peu précipité. Le tout aurait, sans doute, mérité quelques pages supplémentaires pour laisser au scénariste plus de temps de dénouer ces intrigues. Cela aurait permis également au lecteur de se régaler encore un peu plus du travail du dessinateur.
Il faudra tout de même relire cet album avec attention d’ici quelques temps, car l’attente était sans doute trop forte pour le lecteur, étant donné le contexte. Un peu de recul permettra sans doute de l’apprécier à sa juste valeur.
On va donc attendre avec impatience le prochain album dessiné par Emem qui nous a déjà démontré son talent sur l’excellente série Idoles parue chez Delcourt
Merci à Gess pour ces 8 albums et ces 12 ans de bonheur ! Bon vent pour la suite.
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