Le rythme reste très soutenu pour Jin Minakata qui est contraint de faire montre de son talent de médecin dans des domaines bien différents. Cette fois, c’est une greffe qu’il devra réaliser dans la première partie du livre. Et si l’on s’était habitué à ce que le chirurgien ait un taux de réussite exemplaire, les problèmes se font malgré tout de plus en plus embêtants et accentuent toujours de plus belle la difficulté des interventions que Minakata a à faire : le scénario, comme c’est très classique en
manga, devient une suite de situations mettant les nerfs et le savoir du héros de plus en plus à l’épreuve.
Très sérieusement documenté, ce manga est une histoire agréable à lire et ne cache pas son ambition d’être, en plus, pédagogique. Et ce autant dans les domaines de la médecine et de la chirurgie que dans la connaissance du Japon de la fin du shogunat. Comme le dessin de Murakami est parfait, il n’est pas encore arrivé le tome où on se lassera de suivre les aventures de Jin.