Cette fois encore, le tout début de l’album est consacré aux origines du monde tel qu’il est dans la série Le crépuscule des Dieux. Autant de pages qui sont l’endroit idéal pour y voir de superbes dessins qui n’auraient peut-être pas (encore ?) leur place dans le reste de l’ouvrage ; mais autant de pages assez difficiles à passer tant il nous faut retenir de noms propres - en plus... peu usuels !
Alors quand, l’histoire "au présent", rapidement, redevient prétexte à repartir dans l’explication d’événements passés (en l’occurrence l’anéantissement des Nibelungs – tous sauf un), on se demande quand on va bien pouvoir enfin retourner au récit sans avoir à faire de nouvelles incartades parallèles ou de flashbacks perturbants ! Surtout que relire le tome 1 pour mieux appréhender ce tome 2 peut s’avérer périlleux si l’on considère qu’il était assez difficile à digérer également à cause de tous ces noms et toutes ces situations dans lesquels on finit par s’embrouiller facilement...
Vous l’aurez compris, sans mettre en doute l’intérêt de l’histoire ni la qualité du dessin, Le crépuscule des Dieux est malheureusement présenté par des auteurs qui doivent bien maîtriser leur sujet... mais sans se rendre forcément compte que leurs lecteurs ont moins potassé, eux, avant, leur mythologie ou les légendes celtiques, germaniques, nordiques et autres encore.
Déception donc sur l’ensemble à cause de cette présentation de l’univers qui écrase une histoire dont on attend pourtant la suite avec curiosité : ce rapt d’enfant est forcément l’annonce d’une suite qui promet d’être mouvementée !
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