Avec Kookaburra K, ce spin-off de Kookaburra dont l'action se situe vraisemblablement après le dernier épisode. Au moment où était sorti le premier tome de cette trilogie, on ne savait rien de la fin de Kookaburra, maintenant on peut situer cette suite sans problème. La brochette de scénariste qui œuvre sur cette suite nous emmène dans un univers qui nous semble un peu étranger par moment, même si l'on retrouve des éléments bien connus. Le mystère autour de se croiseur K, ne cesse se s'épaissir mais les auteurs nous apportent les éléments de réponse au milieu d'une histoire qui part dans tous les sens.
Une fois de plus le travail de Ramos et d'Olea sur le dessin et la couleur est époustouflant. Bien sûr c'est avant-tout une histoire de goût, un goût de bonbon acidulé, c'est l'impression que l'on peut avoir en lisant cet album. L'infographie donne un rendu lisse mais pourtant cet album est une explosion de couleur. Il faut apprécier le style de Ramos qui frôle la caricature et pourrait sembler inadapté à un récit de science-fiction. Mais il participe à cette ambiance très cartoon. Certes on a l'impression que l'on va éclater de rire quand on voit certaines expressions alors que la situation est critiques mais ce n'est pas gênant et cela fait partie intégrante de la touche Ramos. Autre petite touche amusante, c'est le résumé de l'épisode précédent sous forme de dessin enfantin, ça permet de bien se remettre dans l'histoire et constitue en soi un bonne mise en abymes du récit.
Il ne reste plus qu'un tome pour découvrir ce qui se cache réellement dans les soutes du croiseur K, et surtout pour connaître l'issue du combat qui attend le redoutable gardien d'Eyrolia
|