Ce huitième opus commence très fort avec un magnifique duel double : un joli jeu d'épée et un vocabulaire riche et recherché (j'en connais plus d'un qui vont devoir sortir le dictionnaire). Après une telle ouverture, difficile de rester à la hauteur et pourtant bien entendu, nos deux auteurs s'en sortent à merveille. Entre les références verbales d'Ayrolles et les clins d'oeil graphiques de Masbou, l'intrigue avance vers la confrontation « finale » en alternant différentes scènes avec différents protagonistes, je n'ai pas eu le temps de m'ennuyer. Et ce tome s'achève sur un suspense insoutenable au sujet de l'un de nos héros, mais bien entendu je ne vous dévoilerai rien !!!
D'habitude je n'aime pas les séries qui « traînent en longueur », en ayant peur que l'intrigue ne s'enlise. Rien de tel ici, Ayrolles ménage le suspense en nous donnant à chaque fois de quoi vibrer, et les planches de Masbou sont toujours un réel plaisir pour les yeux. La finesse et la souplesse de son trait, l'expressivité des personnages animaux contribuent au succès mérité de cette série.
Cependant j'ai été surprise, pour ne pas dire gênée, par les couleurs de certaines scènes, par exemple dans le « face à face » Mademoiselle/Sélène ou lors de la bataille. Elles tranchent avec le reste de l'album et de la série. Il va me falloir sans doute un peu de temps pour les digérer.
Pour conclure :
Pour apprécier ce tome à sa juste valeur,
Cours chez ton libraire, mon cher ami lecteur !!
|