Plus de dix ans après ses dernières manœuvres secrètes, Pharaon, l'agent gouvernemental de Cobra, reprend du service. Après l'avoir quitté dans un état de désaffection totale, nous le retrouvons totalement transformé. En effet, les auteurs ont mis à profit cette longue attente entre le précédent tome et celui présent pour réactualiser leurs personnages.
Reloocké de la tête aux pieds, Pharaon arbore cheveux courts et tenues plus en adéquation avec notre époque. Par ailleurs, il délaisse la solitude habituelle pour se retrouver dans la peau d'un père adoptif.
Son ancienne coéquipière, Crystal, refait également surface, elle aussi changée. Elle a gagné en assurance et se permet maintenant de tutoyer son ancien partenaire.
L'amiral, responsable de l'agence, a, pour sa part, été remplacé par un autre dirigeant surnommé le Duke encore plus cynique que son prédécesseur.
Par ailleurs, le concept, lui, n'a pas changé puisqu'il est question d'affrontement entre deux organisations, l'une appartenant à l'Etat et l'autre oeuvrant dans le terrorisme. Le récit se lit plaisamment, sans grand rebondissement. Le vague à l'âme du héros est toujours présent et l'angoisse fait toujours partie de la série.
Daniel Hulet produit un dessin moins détaillé que dans les précédents albums mais reste toujours aussi efficace. Je saluerai particulièrement les graphiques en pleine page qui demeurent d'une grande beauté. Par contre, le découpage des planches est beaucoup plus sage et plus conventionnel qu'auparavant.
Après une longue absence, l'anneau de Möbius ressort de son coffret pour le plus grand plaisir des aficionados de l'agent secret de Cobra qui résume bien sa situation dans l'adage suivant : "Le passé est une ombre qui vous précède !"
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