L’auteur de La Bicyclette Rouge revient avec un nouveau
manhwa prévu en trois tomes. Il a choisi pour décor la Corée médiévale et, plus particulièrement, l’univers des kisaeng. Ces femmes étaient des courtisanes de luxe, des dames prêtent à donner des plaisirs mais selon des codes très établis, dans un jeu de séduction d’une grande subtilité. Elles travaillaient chez elles et pour elles, dans de jolies maisons. Les seigneurs et les riches marchands leur rendaient visite au gré de leurs voyages.
Kim Dong Hwa a voulu traiter tout cet art de la subtilité à travers l’apprentissage des deux adolescentes. Il décrit ce jeu de l’esprit par le biais de dialogues et de dessins d’une grande poésie. Les paroles des personnages sont riches en images, en phrases sophistiquées ; à tel point que cela peut parfois paraître exagéré et un brin pesant pour le récit.
Nous voyons évoluer les deux jeunes femmes qui doivent apprendre les bonnes manières d’une kisaeng, les gestes légers, presque dansants, l’art des mots… Malgré le thème, le lecteur verra parfois quelques images teintées d’érotisme (lorsque nous franchissons la porte d’autres kiasaeng) mais jamais plus. Il s’agit d’une œuvre qui se veut d’abord poétique, une plongée dans la condition de ces femmes distinguées, qui avaient une vie et une place à part dans la société coréenne de l’époque.