Les dragons ont toujours suscité admiration et fascination. Après un opus de
la geste des chevaliers dragons sorti il y a peu et
Siegfried sorti ce mois-ci, et avec
Pythons, vous allez avoir du grain à moudre. Le choix va devenir Cornélien car on a sans doute trois façons différentes d'aborder le sujet. Tout comme la
Geste,
Pythons se montre un peu plus "roots" en revenant aux bases de la fantasy et de mythes du Moyen-âge. Mythes ou le chevalier se bat sans cesse contre des dragons, un peu comme Saint Georges. Le dessin et la couleur peuvent surprendre, d'une part le dessin et très sobre, c'est un peu plus détaillé que la
ligne claire mais à peine. D'autre part, la couleur est très sombre, mais la beauté du bleu nuit rend l'ensemble élégant. Loin de ressembler à un album dans la veine ligne claire, avec ses couleur sombres,
Pythons a un aspect "cell-shadé", avec ces grands aplats de couleurs et est ainsi très attirants. Tout est fait pour se focaliser sur les personnages. L'ensemble alterne les long monologues avec les longs silences. Si les long silences laissent la place à l'imagination, les longueur dans les dialogues sont un peu indigestes comme cette double page remplie de bulles avec en tout et pour tout un petit navire en haut.
Pythons est le récit d'une quête initiatique avec un retour aux racines du genre. Ça change de la débauche d'effet spéciaux et de magie. Si l'ensemble est plaisant à lire, le choix graphique risque lui d'être à double tranchant.