Il aura fallu attendre un an pour l'avoir entre les mains et premier constat à la lecture, c'est que l'on n'en sort pas totalement indemne. La raison est simple, pour un récit de science-fiction, il joue sur la corde sensible loin des "warp zone", tir de "phaser" et autres torpilles à photon...
Même après dix tomes, les auteurs parviennent à explorer une nouvelle piste. Si les précédents tomes sont plus rythmés et chargés en action, ce dernier opus est lui plus intimiste. Sur Sarrhe, Nävis découvre enfin son passé et la série fait ainsi un formidable pont avec son spin-off, Nävis justement, sans pour autant inmiter le dessin de Munuera. Le dessin lui, n'aura jamais été aussi bon, le trait et les décors sont très sobres et s'accordent parfaitement à ce récit tout en retenue. On se focalise sur les personnages à l'affût de leur moindres expressions pour deviner le fond de leur pensée. Ajoutons à cela une progression dans l'histoire qui se fait non chronologiquement, et le plaisir de lecture est total.
Avec ce dixième tome, certaines questions sur Nävis trouvent leur réponse, de quoi sustenter les fans de la première heure, mais pour l'heure, tant pour Nävis que pour Heiliig, le retour aux sources ne se fait pas sans un retour de flammes.
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