Ce
shojo a remporté un beau succès au Japon où la série est aujourd’hui terminée et compte dix tomes.
Ces histoires d’étudiants rappelleront sans doute à beaucoup des moments nostalgiques. Et pour ceux qui sont encore à l’université, la lecture devrait rester bien agréable également.
J’ai eu un peu de mal à entrer dans le livre au départ. Les premiers chapitres ont été lus au forceps. La faute sans doute à un découpage brouillon et à des lectures à niveaux multiples. Bref, ce ne fut pas facile de faire connaissance avec ce petit univers étudiant. Je n’étais pas non plus convaincu par les dessins, souvent approximatifs, souvent caricaturaux comme savent si bien le faire les
mangakas quand il s’agit de forcer les traits et marquer des émotions.
Et puis, au bout de la moitié du livre (tout de même) j’ai commencé à m’habituer. Et, sur la fin, j’avais enfin trouvé des personnages attachants. Je ne crois pas que cela soit uniquement dû au fait que j’ai pris mes marques dans le récit. On sent que l’auteur a lui même appris à connaître ses héros, à les faire vivre, à leur faire éprouver des sentiments.
Il s’agit de moments de vie emplis de légèreté, d’insouciance d’étudiants, avec un humour et une ambiance bon enfant. L’amour est bien sûr au cœur du récit, avec d’un côté deux garçons amoureux de Hagu et, de l’autre, l’étudiant Mayama et l’oncle de Hagu qui sont marqués par une même femme, la belle Rika.
Ces triangles amoureux ne donnent pas un récit aussi complexe qu’on pourrait s’y attendre, mais l’ensemble est assez agréable. J’attends toutefois le tome 2 pour m’assurer que la série prend vraiment le bon tournant que l’on ressent en terminant ce premier volume.