Sueur aux tripes est le dernier tome de cette « Trilogie noire », une adaptation en bande dessinée de romans de Léo Malet, connu notamment pour ses « Nestor Burma ».
Visiblement, Bonifay aime les adaptations littéraires puisqu’il est déjà à l’origine de la venue de la Compagnie des Glaces dans le monde de la BD.
Il réussit très bien l’exercice dans cette série polar à l’ambiance bien sombre comme l’indique son titre. À chaque fois, de vraies histoires de paumés qui tombent vite dans les crimes, poussés par l’argent facile, souvent pour séduire une femme. Faut-il en conclure, selon la logique de Malet, que les désirs d’un homme peuvent le conduire au pire ? C’est en tout cas cette dérive humaine que l’auteur nous invite à suivre.
Paulot, l’amoureux de Jeanne, va passer des petites combines à des braquages, avant de commettre l’irréparable. La faute à des hallucinations qui deviennent de plus en plus présentes dans son esprit. Car, au delà d’une histoire de malfrats, le lecteur assiste aussi au mal être et à la psychose qui s’installe dans la tête de Paul.
Cette ambiance de roman noir est toujours aussi bien retranscrite par les dessins de Daoudi. Son trait réaliste nous plonge parfaitement dans la France des années 1930.
Une série d’excellente facture qui vaut autant par son ambiance polar que par l’aspect psychologique des protagonistes, élément qui donne toute sa valeur à l’histoire.
A noter que chacun des livres peut se lire indépendamment puisqu’il s’agit à chaque fois d’une histoire et de personnages différents.
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