Chris Claremont est alors en pleine posséssion de ses moyens, il dépeint une mini saga passionnante ou Wolverine est le centre de toutes les attentions. On découvre ainsi ses affinités japonaise, sa grande connaissance de cette culture mais surtout les intrigues qui se montent autour de son histoire d'amour avec Mariko.
C'est une belle époque que celle pendant laquelle sont sortis ces épisodes, Paul Smith est alors aux commandes des planches des X-men, c'est magnifique, les femmes sont belles et mêmes les hommes ont une élégance jusque là jamais atteinte, c'est sublime. Le travail de Miller est lui aussi exceptionnel, avec un art de la mise en page ultra efficace.
Certes, à y regarder maintenant de plus près, l'intrigue est peut-être passionnante mais elle n'est pas très rapide non plus, il se passe autant dans ses pages qu'il s'en passait dans deux
comics traditionnaux, Claremont exercait déjà l'art de décompression en virtuose, malgré tout il savait aussi nourrir ses scénarios de mille et un subplots (intrigues secondaires qui évoluent en parallèle du récit principal mais qui se développent parfois sur une dizaine d'épisodes avant d'être sur les devants de la scène...), ce qui avait pour effet de nourrir son histoire, de lui donner davantage de profondeur.
Toujours est-il que si vous aimez Wolverine, autant vous jeter tout de suite sur cet album qui mérite vraiment le détour !