Il est clair que le scénario est taillé de toutes pièces pour ce médecin temporellement déraciné : à chaque endroit où il passe, un cas d’école se présente à lui et lui permet (jusque là avec un fort succès) de sortir grandi de ses prestations. Pas trop de surprise jusque là dans l’histoire : on n’oublie pas qu’on est dans de la fiction ! Par contre, et on le relevait déjà dans le tome précédent, le
mangaka n’est pas avare d’explications dès qu’il s’agit de suivre Jin Minakata dans ses interventions (très documentées) ou de nous expliquer le contexte historique, culturel et social de situations que le héros traverse. Dans ce tome 3, c’est à un superbe exposé sur le quartier des plaisirs de Yoshiwara que l’on a droit. Moult détails nous sont donnés sur les filles qui y attendent le client et c’est aussi l’occasion de voir papillonner dans de multiples planches des femmes magnifiquement vêtues. Motoka Murakami n’en finit pas de nous séduire avec cette manga d’intérêt et d’une rare qualité. Jin est un bijou de série que nous proposent les éditions Tonkam, confirmant un choix éditorial à ne pas ignorer.