La pochette du premier tome montrait des couleurs métallisées et celle du T3 encore plus. Celle de ce tome 4 présente elle un discret relief sur le motif du vêtement du personnage. Voilà le genre de petit détail qui étouffera les huées de ceux qui considèrent que les éditeurs pondent du
manga au kilo sans se soucier du lecteur ni faire d'effort sur l’objet-livre !
L’aventure continue et Santa Inoue déroule sa saga urbaine avec un style cohérent. Dans ce tome, on notera l’aspect du dessin des scènes de combat des premières séquences : il a la qualité de crayonnés, voire de rushes : les multiples traits d’action "brouillon" ont été encrés pour relever la violence des échanges.
On repérera aussi les facilités dont a usé le dessinateur, comme sur cette planche où Kaï parle avec un marchand de mangas : on voit bien qu’il a fait des copiés-collés et en observant bien, on pourra s’amuser par exemple de cette femme qui tend un objet à une autre et qu’on retrouve dans la vignette d’après dans la même position, toujours avec son objet dans sa main tendue alors que la récipiendaire a été effacée !!!
On appréciera enfin (un peu de finesse dans ce monde de brutes !) la belle réalisation de certains visages, en particulier celui de la prostituée que rencontrera Kaï... Dommage quand même que ce style ne soit pas plus présent dans la série...
Quant à l’histoire, elle continue, rythmée par des bastons, des scènes d’amitié et des messages d’espoir...