Juste après
Watchmen et
Batman- Dark Knight, Gibbons et Miller décidaient de se retrouver pour dépeindre cette histoire, critiquant la politique américaine avec ses investisseurs privés, avec sa soif de l'argent et sa phobie des minorités.
Certes Miller n'y est pas très fin, mais le scénario apparait très vite plus subtil qu'il n'y parait au premier coup d'oeil, tout d'abord parce qu'il donne une vraie épaisseur à Martha, parce que son parcours est aussi très symbolique, peut-être trop aux limites de la caricature, certainement, mais il a aussi le sens du dialogue, du dramatique, ce qui fait que la moindre scène est remarquablement bien écrite et sentie ! Nous sommes à la fin des années 80 et Miller a visblement envie de dénoncer cette course à l'ultra libéralisme de cette époque (qui n'a fait qu'enfler entre temps, mais bon, c'est un autre débat... ), c'est en ce sens que son scénario manque de finesse, parce qu'il aborde le sujet de front sans prendre de pincette ni même au travers d'une métaphore quelconque. Miller n'ayant pas l'habitude de chercher midi à quatorze heure !
En ce qui concerne les dessins, nous retrouvons un Gibbons en pleine forme, encore tout frais émoulu de ses
Watchmen, son style est très clair, peut-être qu'il lui faudrait plus d'expressivité mais en tout cas c'est superbe.
Un duo qui a ainsi marqué l'histoire du
comics !
A ne pas manquer !