Commençons tout d’abord par féliciter Panini comics qui, pour une fois, ne s‘est pas tenu à sa politique éditorialiste parfois nauséeuse (c’est un tout autre débat j’en conviens…) en publiant ce recueil de récits provenant de séries que nous n’avons pas le loisir de lire en France.
La couverture semble alléchante au premier abord et là, surprise, le prix ! 25€ !! (Aaaaaaarg !) Pour les gens qui comme moi n’ont pas forcement de très gros budgets comics, croyez-moi, on le sent passer, mais j’adore avoir mes crossovers complets que voulez-vous…
Passé la surchauffe de la Carte Bleue, on ouvre le pavé, et on découvre du bon et surtout du moins bon tant au niveau dessin que scénario (et du coup, on regrette encore plus le prix…).
Point positif tout d’abord, le recit sur les Thunderbolts. Je n’ai personnellement jamais suivi les aventures de ces héros désavoués, mais cela ne m’a pas empêché de savourer le récit, et de souhaiter avoir la suite entre les mains le plus rapidement possible.
Pour ce qui est de Deadpool, le désenchantement fut majeur ! La série Deadpool est ponctuée en temps normal des délires du personnage qui est, on peut le dire, un peu dérangé et c’est ce qui fait son charme. Malheureusement, cet humour est très mal répercuté dans cet épisode : des gags plats, redondants et sans saveur… On s’intéresse plus à l’actualité de Cable (que l’on a bien du mal à suivre en France), à son nouveau pouvoir, son statut de Président…
Le troisième récit narre les péripéties des Héros à louer. Je ne m’étendrai pas sur le sujet, j’ai trouvé le récit quoique bien dessiné, d’un néant scénaristique confondant…
Le dernier récit sur Miss Marvel est quant à lui légèrement tiré par les cheveux, mais disons le tout de suite, l’originalité de la démarche démontre un certain panache de la part du scénariste, peut on réellement le blâmer pour cela ?
C’est pour ma part l’épisode qui m’a le plus séduit, tant par les héros présents, par leurs réactions que par la mise en scène graphique, d’un très bon niveau dans l’ensemble.
Vous l’aurez compris, ce recueil n’est pas indispensable à la compréhension de Civil War et son prix un peu élevé au vu du contenu en découragera peut être plus d’un. J’attends néanmoins le deuxième volume pour, je l’espère, une critique plus enthousiaste.