La suite qui ne demande qu’à continuer. Va t’on attendre encore deux ans ? Alors bien sûr que si c’est pour avoir un résultat de cette qualité, ce n’est pas du temps perdu, mais il faut admettre que l’on a l’eau à la bouche sur la fin de cet album. Comme dans le premier tome, Corbeyran englue toujours plus ses personnages dans des situations qui semblent de plus en plus inextricables et comme la tendance de l’album est au noir… On est en droit (et en devoir) de s’attendre au pire. Et il y a fort à parier que c’est pour bientôt.
Très attendue, la suite de la série "Le réseau Bombyce" ne fait pas mentir le début de l'histoire. Le groupe de malfaiteurs formé par Eustache, Monsieur Mouche et Zibeline s'enfonce dans la lente destruction de son existence. Le scénariste raconte avec précision et lenteur, ce qui accentue la cruauté des maltraitances. Pas à pas on assiste à l'inexorable disparition du réseau Bombyce (ou du moins c'est ce que l'on croit !) L'histoire est servie par le dessin très précis de Cécil qui s'emploie également aux couleurs et qui maîtrise plutôt bien la lumière. Quelle incroyable tension lorsque l'oeil de Monsieur mouche voit approcher le scalpel !
C'est dur, c'est cruel, c'est fataliste mais c'est aussi une narration très bien construite et un dessin hors pair. Le découpage est très agréable à suivre et met largement en valeur les dessins, surtout les architectures et les costumes! Parmi les précurseurs du genre
Steampunk, cette série fait partie de ce qu'il ne faut pas louper. Je n'en ferai pas un coup de coeur parce qu'elle est dure, mais je classe cette bd dans mes indispensables