Depuis janvier, la vie du docteur Kotô dans l’île de Koshiki se décline à un rythme effréné dans la collection « Big Kana ». Déjà un cinquième tome ! C’est une bonne nouvelle pour les gens qui, comme moi, apprécient cette série à l’esprit fort sympathique.
Ces histoires sont toujours pleines d’humanité. Ce sont de jolies tranches de vie, chargée d’optimisme, à la limite du naïf parfois. Mais c’est fort agréable.
J’ai toutefois noté une petite baisse de régime dans ce nouvel opus. J’ai eu le sentiment que le travail sur les personnages était un peu moins profond que d’habitude. L’histoire de vengeance d’un homme qui a perdu son père dans un accident voici trente ans n’est pas très crédible et le développement de l’histoire n’est pas totalement convaincaint. Or, le récit fait près de la moitié du livre.
J’ai préféré l’humanisme de la première histoire, celle de ce vieillard qui souhaite mourir à Koshiki. Ou l’histoire très courte mais très mignonne qui vient clore ce cinquième tome, celle d’une petite fille qui voit sa peluche préférée se faire écraser par un camion.
L’épisode où le docteur part en conférence, laissant son infirmière seule, offre aussi une scène qui pourrait être un moment clé pour la suite de la série concernant Mlle Hoshino. En tout cas, la jeune femme commence à affirmer une certaine autonomie, voire une certaine autorité. Cela va sans doute donner d’intéressants développements par la suite.
Voici donc un cinquième tome tout à fait honnête et, s’il n’est pas le meilleur de la série, il permet de garder le contact avec l’univers bien agréable du docteur Kotô. Ces livres plairont à un large public et notamment à ceux qui reprochent parfois aux
mangas leur violence ou leur dureté. Cette série les fera forcément changer d’avis.